Après huit mois d’absence, Andreï Camargo a retrouvé le chemin des terrains.

La dernière fois que l’on avait vu Andreï Camargo sur un terrain de football en match officiel, c’était le 8 avril 2016. Ce jour-là, sur un contact, il se déchirait partiellement les ligaments croisés, totalement le ligament latéral droit et s’abîmait le ménisque externe. Huit mois plus tard, le latéral droit de l’AFC Tubize a retrouvé le chemin des terrains à l’occasion du derby face l’Union. Une libération. "Ce fut huit mois d’une longue attente, beaucoup de travail dans l’ombre et je suis récompensé avec ce match de fin d’année alors que ce n’était pas prévu ", savoure Camargo. "Le coach a fait appel à moi et j’ai tenté de répondre de la meilleure des manières sur le terrain. Heureusement pour moi, les sensations étaient plutôt bonnes."

Au terme des 90 minutes, on n’a pas eu l’impression que le défenseur n’avait plus joué de match avec l’équipe première depuis huit mois. "Je m’entraîne avec l’équipe depuis 4-5 semaines. J’ai joué avec la réserve une première fois 45 minutes et une deuxième fois une heure. Il ne me manquait plus que ces 90 minutes pour être en ordre avec mon protocole de reprise complète. Aujourd’hui, je peux dire que je suis guéri, je n’ai plus qu’à retrouver le bon rythme pour atteindre le niveau qu’était le mien avant ma blessure. Car mentalement, je suis revenu plus fort. Cette épreuve fut difficile à vivre mais j’ai appris à relativiser."

Très à l’aise, osant quelques gestes techniques et quelques montées, samedi, on a vu le Camargo que l’on connaît si bien. Comme s’il n’avait jamais quitté cette équipe. "Malgré ma blessure, j’étais tout le temps présent. La seule fois où j’ai été loin du vestiaire, c’est lorsque j’ai été opéré à Strasbourg. Même lors de ma rééducation de dix semaines à Valenciennes, je faisais l’aller-retour jusqu’à Tubize. Et puis je n’ai pratiquement pas loupé une rencontre depuis ma blessure. J’ai toujours voulu être présent pour connaître la personnalité de chaque joueur et la façon de jouer de chacun."

Si la plupart des joueurs du noyau sont désormais en congé, Andreï, lui, sera au travail. "Je prends juste quelques jours pour aller à Venise avec ma femme mais dès ce mardi, je suis déjà de retour pour me remettre au travail. Il n’y aura pas de trêve pour moi. Je vais bosser pour être à 120 % en janvier."