La fédération écossaise de football serait sur le point de prendre une mesure drastique pour tenter de lutter contre les conséquences que pourrait avoir ce geste en apparence anodin sur le cerveau des joueurs.

En octobre, l'Université de Glasgow lançait une étude menée sur d'anciens joueurs de foot. Dans leur rapport, les scientifiques expliquaient que ceux-ci avaient 3,5 fois plus de chances de mourir d'une maladie neurodégénérative que la moyenne. Cette étude aux résultats alarmants faisait suite au scandale qui avait frappé les States. Il y a quelques années, on apprenait en effet que plusieurs anciens pros, notamment actifs en NFL, le championnat de foot américain, avaient été frappés de démence.

Ce constat amène aujourd'hui les autorités du foot écossais à penser à des mesures pour protéger les joueurs, à commencer par les plus jeunes. Et selon la BBC, la fédé déciderait très prochainement d'interdire aux jeunes de moins de douze ans d'effectuer des têtes, afin de les protéger des risques de démence qui pourrait survenir à l'âge adulte. 

Cette interdiction pourrait être annoncée dans le courant du mois de janvier, selon le média britannique. On se souvient qu'en 2015, la fédé US promulgait le même réglement, suite aux fameux scandales cités plus haut. Mais si l'Écosse franchissait le pas, ce serait une première en Europe.

"Il y a des questions sur l'âge limite, selon les spéculations, ce serait douze ans. Cela signifie qu'un enfant de treize ans peut faire des têtes sans risque. Comment sait-on que c'est le cas ?", a pour sa part déclaré dans un communiqué Peter McCabe, président de l'association Headway, qui lutte contre les maladies neurodégénératives, cité par l'AFP. "Il faut donc absolument faire davantage de recherches pour comprendre quels sont les risques, s'il y en a, de taper avec la tête dans un ballon de football moderne", a-t-il ajouté.