L'ancien buteur de Bruges préface le duel entre le Sporting et son club de cœur

ATHÈNES "Merci du coup de fil. Quand c'est pour la Belgique, c'est toujours un plaisir..."

Même si ça fait maintenant deux ans qu'il a quitté le Club Bruges, Bosko Balaban n'a pas oublié le football belge. Il a très vite accepté d'évoquer pour nous la rencontre entre le Dinamo Zagreb et Anderlecht, une formation qu'il a très souvent affrontée.

L'ex-international croate s'était révélé à l'âge de 21 ans au Dinamo, qui l'avait vendu pour... 7,8 millions d'euros en 2001 à Aston Villa !

Après ses aventures anglaise et brugeoise, le buteur de caractère était retourné à Zagreb pendant deux ans, avant de rejoindre la Grèce cet été. "Le Dinamo reste mon club de cœur" , répétera-t-il souvent lors de l'interview...

Bosko, comment décririez-vous cette équipe du Dinamo Zagreb, très peu connue en Belgique...

"Je peux vous dire que chez nous, c'est un club très réputé. Il est même devenu le club le plus important d'ex-Yougoslavie. Il rétribue très bien ses joueurs, ce qui lui permet d'avoir un effectif de qualité."

Le club a pourtant connu des difficultés financières. Est-ce la raison de votre départ pour Panionios ?

"Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet et seuls les dirigeants du Dinamo connaissent la vérité. Il faut comprendre mon point de vue : j'avais l'occasion de relever un nouveau défi en Grèce, avec un contrat de trois ans. Malgré mon amour pour Zagreb, c'était difficile à refuser."

Quel est votre pronostic pour jeudi ?

"Selon moi, le Dinamo va gagner. Un score ? Je dirais 2-0."

Zagreb est-il, selon vous, vraiment supérieur à Anderlecht ?

"L'équipe tourne vraiment très bien et elle est bien balancée. Offensivement, il y a de la qualité, notamment avec le Chilien Morales, l'Argentin Cufre et le Brésilien Sammir. Mais le joueur le plus dangereux est sans doute Mario Mandzukic, néo-international croate. Le Dinamo est une équipe très technique qui peut poser problème à pas mal d'adversaires. Et derrière, il y a des joueurs d'expérience comme Robert Kovac. Sans oublier mon ami Tomislav Butina, avec qui j'ai joué à Bruges et au Dinamo !"

Comment va-t-il ?

"À 35 ans, il a plus que de beaux restes. C'est un vrai patron, qui parvient encore à se montrer décisif."

Le Dinamo peut-il rêver de se qualifier pour le prochain tour ?

"Plus qu'un rêve, ce doit être un objectif. Pour moi, le Dinamo a vraiment une chance de passer. Je ne connais pas Timisoara, mais j'ai vu l'Ajax à l'œuvre il y a peu et sincèrement, je n'ai pas trouvé les Hollandais bons. Quant à Anderlecht, je ne l'ai pas encore vu jouer cette saison, mais il me semble prenable..."



© La Dernière Heure 2009