Salomon Kalou a littéralement crucifié des Lisboètes méritants à la 75e minute

LISBONNE Benfica dominant, Benfica conquérant mais Benfica... battu ! Les Blues de Chelsea ont fait parler tout leur métier pour remporter une victoire cruciale en vue du match retour à Londres.

Pourtant, Benfica partait légèrement favori dans ce quart de finale aller de la Champion's League. Invaincus à domicile depuis 10 matches en coupe d'Europe, convaincants face au Zenit Saint-Petersbourg en 8e, les Lisboètes affrontaient un Chelsea moribond en championnat. Oui mais voila, l'effet Di Matteo est en train de prendre de l'ampleur. L'Italien, ancien médian des Blues, avait déjà réussi un véritable exploit au tour précédent: évincer Naples et la Sainte Trinité (Cavani - Lavezzi - Hamsik) en écrasant les Napolitains 4-1 à Londres. Un coup de pot ? Non, car Di Matteo a remis ça face au Benfica.

Mais ce ne fut pas sans mal ! Dès le début du match, Chelsea est dominé. Plus véloces, plus créatifs, les Benfiquistes pressent leurs adversaires. A la 18e minute, Cardozo est à quelques centimètres d'ouvrir la marque après un superbe enchaînement contrôle poitrine - reprise. Mais la frappe du Paraguayen passe à coté du but de Petr Cech. Dix minutes plus tard, on retrouve le même Cardozo (intenable en première période) qui ne peut reprendre correctement un centre de Gaitan. A la demi-heure, c'est Maxi Pereira qui met le feu à la défense londonienne. Mais David Luiz, très présent, repousse bien. Du côté de Chelsea, RAS, si ce n'est quelques tentatives fades de Fernando Torres, toujours aussi hésitant devant le but. Meireles ne sera pas plus heureux sur une frappe repoussée par Arthur.

Benfica volé par Chelsea... et l'arbitre

La deuxième période repart sur les mêmes bases. A l'heure de jeu, c'est l'un des moments-clés du match. Maxi Pereira est dans le rectangle et frappe sur le bras de John Terry. Le pénalty est indiscutable, sauf pour l'arbitre qui ne bronche pas. Dans la foulée, Juan Mata a l'occasion d'inscrire le premier but du match, mais se heurte au poteau.
Un quart d'heure plus tard, Ramires entame une chevauchée fantastique sur le flanc droit. Le Brésilien transmet à Torres, que Di matteo a préféré à Didier Drogba. Et si Torres ne marque pas, au moins, il fait marquer les autres. Son assist arrive directement dans les pieds de Salomon Kalou, dans le petit rectangle. L'Ivoirien ne manque pas le cadre. C'est 0-1. Un vrai hold-up.

Sonnés, les hommes de Jorge Jesus le sont mais ne se découragent pas. Malheureusement pour eux, ils confondent vitesse et précipitation en fin de match. La défense de Chelsea cadenasse bien le jeu et empêche les coéquipiers d'Axel Witsel de revenir. Un ex-Rouche auteur d'une prestation méritante (c'est lui qui a parcouru la plus grande distance sur le terrain) mais pas toujours efficace, Pablo Aimar se chargeant d'apporter de la percussion au jeu portugais. Axel, Benfica, même combat.

A Chelsea, on se frotte les mains. Cette victoire acquise à l'expérience permet aux Blues de rêver d'un dernier carré en C1. Il faut dire qu'ils n'ont plus que ça...