Non, la carrière de joueur de Cédric Berthelin n’a pas pris fin le 19 janvier dernier, lors de la venue de Malines (tiens, tiens...) au Tondreau. Alors que Frederik Vanderbiest, l’entraîneur d’Ostende, le considérait jusqu’ici comme un membre du staff à part entière, c’est l’ex-Montois qui a pris place entre les perches lors de la réception du Standard. Et d’avouer : "Je savais que la possibilité de jouer existait mais pas si vite."

Après un début de saison marqué par une succession de défaites, l’entraîneur d’Ostende souhaitait changer de gardien. "Mardi matin, le coach m’a informé de ses intentions", explique Cédric. "Dans un premier temps, il pensait lancer Dumesnil. Malheureusement, on a appris durant la séance que ce dernier, en raison d’une exclusion avec les Espoirs, était suspendu pour ce match. C’est alors que Fred m’a annoncé que j’avais cinq jours pour me préparer."

Le choc ! Partagé entre excitation et anxiété, Berthelin redoubla d’efforts, la semaine dernière, afin de se montrer à la hauteur de l’événement.

"Cela m’a mis beaucoup de pression. Si je m’étais troué, je serais passé pour un guignol aux yeux de Kudimbana et de Dumesnil, que j’accompagne en semaine. Du coup, j’ai mis un cadenas sur le frigo tout en redoublant d’efforts aux entraîne- ments, que je préparais avec un footing matinal. Je n’ai pas loupé un entraînement depuis la reprise mais quand tu deviens coach, tu fais un peu moins attention à ce que tu avales. Résultat : j’ai perdu quatre kilos en cinq jours."

Pas suffisant, malgré tout, pour éviter à Ostende de culbuter à la dernière place. "Nous n’avons pas vu le vrai Ostende, qui avait posé des problèmes à Bruges ou à Zulte Waregem. Le match aurait pu prendre une autre tournure si l’arbitre avait accordé le penalty. Mais si on veut s’en sortir, il faudra se montrer plus costauds derrière."