Entretien avec un Dante Brogno plutôt bien remis de son éviction du staff carolo

CHARLEROI Où en est le numéro 11 à vie du Mambourg ? C'est un homme de 41 ans disposant encore de bien des ressources qui conduit désormais les Zébrions...

Dante, quelle a été votre première réaction quand vous avez appris votre éviction de l'entourage du noyau A ?

"Je suis resté serein. Je connais mes qualités."

Avec les bruits qui circulaient, vous vous y attendiez, non ?

"C'est bien d'en parler dans les couloirs mais encore fallait-il me le dire... Quand la décision m'a été communiquée, j'ai pensé à tout le travail que j'ai déjà accompli pour le Sporting... et à celui qu'il me reste encore à faire."

Et vous avez donc porté votre fin de contrat de 2008 à 2009 tout en reprenant les espoirs. Heureux dans votre nouveau rôle ?

"C'est gai de travailler avec des gamins de 17,18 ans qui sont encore à l'école et rêvent de devenir des professionnels. Et comme disent les grands poètes du foot, il faut rendre au sport ce qu'il vous a apporté. Je leur communique donc les fruits de mon expérien- ce en les assistant dans leur progression."

Quel bilan tirez-vous jusqu'ici ? Quasiment que des défaites, hein...

"Après cinq semaines, je suis satisfait du travail effectué. On a remis pas mal de choses en place mais je ne veux pas parler du passé car ce sont au-jourd'hui et demain qui m'intéressent. Pour ce qui est des chiffres, je préfère être battu par une D2 sur un écart correct plutôt que d'empiler des buts contre des équipes de provinciales."

Comme chez les plus jeunes, le résultat n'est donc pas le plus important ?

"Exactement. D'accord, je dois donner à mes gars le goût de la victoire en leur forgeant des caractères de compétiteurs. Mais avant d'entreprendre un travail à long terme, il convient de s'attacher aux bases."

Prêt à finir votre bail actuel ainsi ou vous avez d'autres ambitions ?

"Franchement, ça ne me dérangerait pas de continuer à ce niveau. Si j'ai refusé une offre pour devenir T1 en D2 (NdlR : à Louvain, où joue son frère Toni), c'est que je savais pouvoir encore offrir des choses à mon club. Cela dit, après une carrière de joueur com- me la mienne et ce que j'ai vécu ensuite, il est normal de penser à aller toujours plus haut. Mais vous savez, entre l'endroit où je suis et un noyau A, la distance n'est pas longue..."



© La Dernière Heure 2007