Richard Culek se plaît à rappeler que le Brussels avait pris 10 points sur 12 en début de saison avant de s'écrouler

MOLENBEEK Des vingt-quatre unités que le Brussels a engrangées en vingt et une journée, dix-huit l'ont été face aux quatre mêmes adversaires : Mons, Zulte-Waregem, Saint-Trond et le Lierse, soit les quatre premiers matches des premier et second tours. Cela signifie que la moisson lors des treize autres rencontres fut plutôt maigre.

Au pied du mur au moment de la reprise en janvier, les Molenbeekois ont répondu aux attentes en récoltant huit unités, soit deux succès dans leur antre et deux partages en dehors de leurs bases. Une moyenne de deux points par match qui les a mis sur le chemin du maintien. Mais est-il besoin de préciser que l'ambitieux président Vermeersch ne se contentera pas de ce bon début de second tour ? Il veut aujourd'hui que ses joueurs allient la manière aux résultats.

"Notre boss fait bien de nous tenir en éveil", concède le capitaine de l'équipe, Richard Culek. "Nous avions, au mois d'août dernier, entamé la saison comme un boulet de canon avant de nous effondrer. Pas question donc de s'enflammer; au contraire même, nous devons poursuivre notre progression parce que tout peut changer très vite dans le football moderne. On doit tirer les leçons de ce qui nous était arrivé à l'automne pour éviter de retomber dans les mêmes travers."

Le Postollec, complément idéal

Maintenant, on ne peut plus comparer l'effectif actuel à celui du premier tour. La qualité et l'expérience qui faisaient défaut à l'époque sont aujourd'hui présentes. Et certains qui n'ont pas fait partie de la grande lessive présidentielle , à l'ima- ge de Richard Culek, ont sérieusement élevé leur niveau de jeu. "J'ai toujours clamé que j'avais besoin d'un complément à mes côtés pour bien me sentir. Même si la communication est délicate à cause de la barrière de la langue, Flavien Le Postollec est venu combler ce manque. On se sent bien et j'espère que le jeune Lillois éprouve les mêmes sensations que moi. Mais je serai le dernier à affirmer que j'étais le meilleur élément sur la pelouse. Mon leitmotiv n'a jamais changé; je donne toujours le meilleur de moi-même dans l'intérêt collectif. Le succès personnel ne fait d'ailleurs pas partie de mes priorités."

Décidément, on comprend mal que certains estimaient que le Tchèque devait faire partie des menacés avant les fêtes. Depuis maintenant trois saisons et demie, il est devenu une icône du club !



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