Les dirigeants molenbeekois statueront sur le cas d'Albert Cartier ce lundi soir

WESTERLO "Merci, Johan, merci."

Les supporters molenbeekois présents à Westerlo samedi n'ont pas été tendres avec le président du Brussels. On peut les comprendre dans la mesure où l'entrepreneur de Ternat clame sur tous les toits qu'il est le seul patron du club. Dès lors, il est le principal, pour ne pas dire le seul responsable de la situation dans laquelle le club se trouve. N'ayons pas peur des mots : le Brussels se dirige tout droit vers le purgatoire. On ne voit pas comment les Molenbeekois vont se sortir de cette mauvaise passe, qui dure depuis la première (!) journée, même si les plus optimistes font remarquer que tous les adversaires directs ont été aussi battus à l'exception de Saint-Trond, qui a arraché une unité devant Lokeren. Bien maigre consolation et qui ne sera probablement pas de mise chaque week-end, d'autant que Dender, Malines et Mons ont été défaits de justesse.

Les maux molenbeekois sont toujours les mêmes et les remèdes inexistants. Dès le coup de sifflet final, Dimitri Mbuyu, un des seuls à ne pas fuir la presse au sein de la direction, posait un constat lucide : "L'équipe qui a joué à Westerlo n'avait aucune âme et manquait de la plus élémentaire organisation une fois le cap de la première demi-heure passé. Des renforts ? Il reste dix jours avant la fermeture du marché, mais toutes les pistes se ferment les unes après les autres. Personne, ni en Belgique ni même à l'étranger, ne veut venir au Brussels à cause de notre réputation... Pourtant, on doit trouver une solution pour provoquer un déclic !"

Tous les regards se tournent donc vers Albert Cartier, la proie la plus facile. Hier, tous les GSM sonnaient dans le vide. On a juste appris que la réunion hebdomadaire du mardi était avancée de 24 heures et qu'il y serait débattu de la situation de l'entraîneur. Mais un limogeage du Vosgien pourrait-il résoudre les soucis ? On en doute même si un coach est toujours responsable. Il faut aussi analyser le matériel mis à sa disposition, et le Brussels ressemble à une tour de Babel avec Haydock et Cordier pour seuls Belges sur la pelouse ce week-end. Sans oublier que le capitaine et Petö sont les deux seuls titulaires à disposer de l'expérience de l'élite. Difficile de se sauver dans de telles conditions... Une fois encore, JV détient les clés, mais n'est-il déjà pas trop tard en raison de cette gestion à la petite semaine , de ces décisions sur des coups de tête, de cette absence de ligne de conduite et surtout, de cette poudre jetée en permanence aux yeux du public ?



© La Dernière Heure 2008