Mario Espartero râle de louper le déplacement du Brussels à Sclessin

MOLENBEEK Au même titre que De Camargo et Conçeicão, Mario Espartero sera l'un des grands absents du duel, dimanche, à Sclessin. «Je râle, reconnaît le médian parisien du Brussels. Participer à ce rendez-vous était l'un de mes objectifs de la fin de saison. L'exclusion face à Gand m'en prive. J'ai peine à comprendre le système belge. On est puni plus d'un mois après les faits. En France, on est suspendu dès le match qui suit l'exclusion. Je suis déçu parce que mon histoire est un peu liée au Standard, dans la mesure où j'ai souvent croisé les Liégeois en amical avec Metz. De plus, on avait évoqué, l'été dernier, la possibilité d'un passage dans la Cité ardente.»

Et puis, les circonstances sont particulières dans la mesure où les Liégeois sont leaders.

«Dès l'été dernier, j'avais fait des Rouches mes favoris dans la course au titre. Dès lors, je souhaite que mes équipiers stoppent la spirale négative dans laquelle on se trouve. Mais, dans la foulée, j'espère que le Standard sera sacré.»

Ne pas rentrer les mains vides de ce périlleux déplacement, un objectif ambitieux pour des Molenbeekois qui finissent péniblement une campagne qui fut brillante au 1er tour, mais plus terne depuis le début de l'année civile. «Invoquer une fatigue physique me semble erroné dans la mesure où on s'entraîne plus et plus durement depuis la trêve. Je pencherais pour un relâchement au niveau mental. On est rassuré depuis quelques semaines et, sur le terrain, on détecte sans doute moins bien les dangers. Au premier tour, on a dépensé une bonne dose d'énergie et on a fait preuve de beaucoup de réalisme. On concrétisait régulièrement nos occasions et on se montrait efficace derrière, deux éléments que nous devons retrouver dans les plus brefs délais pour bien finir la saison.»

Dans les sphères molenbeekoises, nombreux sont ceux qui pensent qu'il vaut mieux bien terminer l'actuelle campagne, histoire de préparer la suivante dans les meilleures conditions. «Je fais partie de cette catégorie, clame Mario Espartero. J'ai connu un début de campagne délicat parce que j'avais loupé une bonne partie de la préparation. J'ai dû donc compenser, ce qui n'est jamais bon.»

Depuis la trêve, à l'inverse du Brussels, l'ex-Messin semble sur la pente ascendante. «Je me sens de mieux en mieux; je râle d'autant plus d'être arrêté aujourd'hui.»

Notre interlocuteur passait des nuits courtes suite à la naissance au lendemain de Noël de sa fille, et son nom fut cité dans les affaires que l'on ne cite plus. Il sut faire abstraction de ces soucis extra-sportifs pour enfin montrer en l'une ou l'autre occasion son véritable visage. «Au poste de n°6, alors que la première fois que l'entraîneur décida de prôner ce système au premier tour, à Westerlo, cela tourna au vinaigre. Notamment parce que notre hôte nous était largement supérieur. Depuis, on a trouvé une meilleure assise et des automatismes.»

Est-ce à dire que Mario Espartero pourrait poursuivre son expérience au Brussels, puisqu'il possède encore une année de contrat? «En football, la vérité du jour est rarement celle du lendemain. Je me plais beaucoup dans votre capitale et au stade Machtens où l'ambiance est excellente. Mais je possède une clause libératoire et un retour éventuel en L 1 flatterait mon ego.»

© Les Sports 2006