Samuel Neva, l'exemple de mentalité à afficher au Brussels

MOLENBEEK Au bout de deux mois, on comprend beaucoup mieux pourquoi Albert Cartier a tant insisté pour obtenir les services de son compatriote Samuel Neva. Il pourrait quelque part être son... fils. L'ancien joueur de Laval, du Havre et de Grenoble affiche les mêmes qualités que le Vosgien : un défenseur intransigeant, discipliné et intelligent. Et ce qui ne gâche rien, le Manceau possède des qualités humaines au-dessus de la moyenne.

"Pas une seule seconde je n'ai regretté ma venue dans votre pays; il n'y a pas photo entre la L2 française et votre D1, explique-t-il. D'abord, votre compétition est plus médiatisée et on y joue plus au foot. Dans l'antichambre de l'élite dans mon pays, le jeu est plus fermé et tactique. Le coach ne m'a jamais ménagé sa confiance. Je veux lui renvoyer l'ascenseur ainsi qu'au club. Mon challenge, comme celui de mes équipiers, est d'assurer au plus vite le maintien, et puis, d'essayer de finir le plus haut possible. J'y crois dur comme fer puisque le talent est bien présent au sein de l'effectif. Mieux même, je suis persuadé que, si nous entamons une campagne avec ce groupe et que nous pouvons être épargnés par les coups durs - à l'inverse de ce qu'on connaît actuellement -, nous pourrions réaliser une campagne de haut vol."

Attiré pour solidifier l'axe défensif, Samuel Neva entama le second tour sur les chapeaux de roue avant de connaître un sérieux retour de manivelle au GBA, puis face au Standard. Depuis le déplacement à Westerlo, il a même pris place sur le flanc droit de la défense. "Je ne suis pas du genre à réclamer le moindre passe-droit. Je vois même les choses différemment. J'ai six mois pour prouver ma valeur et mon utilité. C'est donc à moi de m'adapter au club, à l'équipe, à mes nouveaux partenaires, et non le contraire. De plus, je n'ai jamais clamé que je n'aimais pas évoluer sur le flanc. Il est exact que ma préférence va à l'axe mais je remplis la fonction que le coach m'attribue sans le moindre souci."

Parfaitement protégés

À le voir, le Manceau s'est rapidement intégré dans notre capitale, lui dont le visage est toujours barré d'un sourire, signe d'une bonne humeur communicative. "La pression ? Elle règne surtout autour de l'effectif. Je peux vous affirmer que l'état d'esprit est excellent dans le vestiaire et sur le terrain. Il en va de même pour l'ambiance. Nous sommes sereins parce que le coach nous protège parfaitement. Il trouve toujours les bons mots au bon moment."

Plutôt cool, voire même zen dans la vie de tous les jours, Sam se transforme en guerrier sur les pelouses. "Bruges ? C'est toujours motivant de disputer ce genre de match. Nous avons bien capté la leçon reçue face au Standard; on ne retombera pas dans les mêmes travers. À nous donc de faire les bons choix aux bons moments et de concrétiser les rares occasions qui se présenteront. Le propre du football n'est-il pas d'être fait de surprises ?"



© La Dernière Heure 2007