L'histoire repasse les plats. L'Excel a encaissé sur phase arrêtée avant de revenir au caractère

MOUSCRON Et si Tomou, bien lancé par Grondin avait battu Bailly dès les premières minutes de jeu ? Avec des si , l'Excelsior aurait déjà mis plusieurs gros calibres du championnat en bouteille ! Ceci dit, Genk aurait également pu prétendre à plus si Volders ne s'était pas trouvé deux fois à la bonne place pour sauver ses couleurs. Son statut d'homme providentiel, le portier mouscronnois le conserva jusqu'aux arrêts de jeu de la première mi-temps. C'était le moment choisi par Vrancken pour se libérer facilement du marquage de Sapina. Cette saison, l'Excel n'en est pas à son premier but encaissé sur phase arrêtée. Marc Brys refusait cependant de parler d'un véritable problème. "C'est davantage le fruit du hasard qu'un problème de dispositif" , avait déjà confié le coach mouscronnois. Il s'avère néanmoins que le phénomène a la fâcheuse tendance à se répéter : "Genk ne s'est montré dangereux que sur phase arrêtée en première mi-temps. C'est néanmoins dommage de prendre un but d'une telle manière puisque jusque-là, nous avions réalisé du bon travail en perte de balle."

Qu'à cela ne tienne, les Hurlus ont également prouvé depuis le début de la saison qu'ils possédaient un moral à toute épreuve. Après la pause, Marc Brys choisissait d'abattre la carte de l'audace en sortant Teklak pour faire monter Fellahi : "Mouscron n'a peur de rien. C'est tout à fait normal quand le score est de 0-1 d'oser jouer l'attaque. Je n'avais pas d'autres possibilités."

Sans l'intervention (fautive ?) d'un Charlet, auteur d'une grosse prestation, Mouscron aurait été mené de deux buts. Mais comme cette saison, ce qui ne tue pas l'Excelsior, le rend plus fort. Tomou allait offrir à Custovic l'occasion d'inscrire son quatrième penalty du championnat en autant de tentatives. La tête de Toyes et la reprise de volée magistrale signée Fellahi auraient pu permettre à l'Excel d'empocher la victoire mais il n'en sera rien.

Pour son retour dans un Canonnier qu'il connaît bien, Hugo Broos analysa le jeu de son adversaire : "Nous avons laissé trop d'espace dans l'entrejeu à Mouscron. Nous nous sommes tout doucement repliés derrière ce qui a été favorable à notre adversaire. Quand on n'exerce pas un pressing, Mouscron monte d'un cran dans le jeu et tente sans cesse de trouver ses grands joueurs devant. Sur la phase qui entraîne le penalty, Tomou a disposé d'une trop grande liberté."



© La Dernière Heure 2007