Les Hurlus ont, une nouvelle fois, concédé un but dans les premières minutes de jeu

MOUSCRON Mons, GB et Bruges, autant de défaites concédées par des Hurlus avec toujours le même constat, un but encaissé dans le premier quart d'heure (deux au Kiel). Samedi soir, au Brussels, le scénario a bien failli se répéter avec un but de Zanzan alors que le marquoir du stade Edmond Machtens n'avait pas encore atteint la 2e minute de jeu. Mais contrairement à leurs dernières sorties, les Mouscronnois ont su réagir assez rapidement en revenant au score sur un coup franc botté par Grondin, déjà auteur d'un doublé face à Westerlo. Manque de concentration ou suffisance mal placée, on est en droit de se demander quelle mouche pique les Hurlus lors-qu'ils montent sur le terrain depuis quelques semaines.

D'autant qu'en début de saison, les Rouge et Blanc tiraient toujours les premiers. Ce fut notamment le cas face au Cercle lors de la première journée de compétition avec un but de Dugardein à la 12e, un autre de Custovic à la 5e sur la pelouse de La Gantoise et contre Roulers, l'artificier numéro un du Canonnier avait ou-vert la marque après 16 minutes. Ils avaient renoué avec cette bonne habitude le 14 octobre et leur large victoire face à Westerlo et un but de Tohoua après sept minutes. Mais à part ce sursaut d'orgueil à domicile, ils donnent souvent l'impression de devoir être menés au score pour commencer à jouer au football surtout lorsqu'ils évoluent en dehors de leurs bases.

Un problème récurrent dans le chef des Frontaliers qui ont pour habitude de mal voyager et affichent un triste bilan de 4 points sur 18 en déplacement. Mais le plus inquiétant, c'est la propension affichée par les Mouscronnois à encaisser des buts à la pelle lorsqu'ils n'évoluent pas dans leurs installations, jugez plutôt : sur les 21 buts concédés par la défense de l'Excel , la plus mauvaise de la compétition à égalité avec Roulers, 17 l'ont été lors des matches away... Quasiment incontournable sur la pelouse du Canonnier, le système défensif des Hurlus vole en éclats lorsqu'il est appliqué à l'extérieur. Cette constatation ne fait que confirmer l'impression que le problème rencontré par les Mouscronnois est surtout mental et qu'un travail en profondeur dans ce domaine est nécessaire.



© La Dernière Heure 2006