Roger Vanden Stock a parlé pour la première fois du décès de Constant

ANDERLECHT Pour la première fois depuis le décès de son père, Roger Vanden Stock s'est adressé à coeur ouvert à la presse. "On a passé des journées difficiles et pénibles , confie le fils de Constant. Mais il était malade depuis longtemps. C'est difficile de parler d'une délivrance quand quelqu'un meurt, mais aussi bien pour lui que pour sa famille, la meilleure solution était qu'il parte."

Roger Vanden Stock a été très ému par les nombreux témoignages de condoléances, notamment de la part du public. "Je me devais d'aller les remercier sur le terrain, contre Saint-Trond."

Dans l'église, lors de l'enterrement, il était fort touché par le discours de son neveu, Philippe Collin, également élevé par Constant. "Parce que Philippe a dit la vérité : mon papa ne nous disait jamais que c'était bien. Pour qu'on continue de travailler. Lui-même a commencé comme garçon brasseur. Il a assuré l'avenir de ses petits-enfants, et peut-être de ses arrière petits-enfants."

"Impossible, pour moi,d'égaler mon papa"

Au niveau des titres conquis, Roger parvient à garder la moyenne de son papa.

"Mais jamais, je ne parviendrai à l'égaler, souffle Roger. Lui, il participait à des Coupes d'Europe pour gagner la finale. Moi, je suis déjà content quand on prend part à la Ligue des Champions."

Néanmoins, il copie son papa à plusieurs niveaux. "Il avait un dicton que je répète souvent à Herman Van Holsbeeck : 'Quand cela va mal, cela ne va jamais si mal qu'on ne le craint. Et quand ça va bien, ça ne va jamais si bien qu'on ne le pense.' Notre premier tour en est la meilleure preuve."

S'il garde un souvenir de son papa, ce n'est pas seulement un souvenir sportif.

"Évidemment, il y a cette première victoire en finale de Coupe d'Europe (NdlR : en 1976 contre West Ham). Le football était sa vie. Mais avant tout, il était un père de famille. "



© La Dernière Heure 2008