Au chômage après l’échec au TP Mazembe, Anthony Vanden Borre veut tout de même encore croire à un énième rebondissement de sa carrière professionnelle.

La semaine passée, nous écrivions que la carrière pro d’un Anthony Vanden Borre en surpoids et très loin des terrains de football depuis de nombreuses semaines avait pris fin après son expérience totalement manquée au TP Mazembe en fin de saison passée.

Un article qui avait fait réagir Trésor Diowo, ancien footballeur pro devenu coach personnel : "Je m’occupe justement d’Anthony personnellement depuis quelques jours et je vais en refaire un footballeur", nous avait-il indiqué, sur un ton amical. "Je l’entraîne tous les jours pour le remettre en ordre physiquement."

Un journaliste du Nieuwsblad a pu suivre l’une de ces séances de remise en forme. Séance durant laquelle Vanden Borre s’est confié au quotidien flamand. "Je rêve toujours et on verra bien. Je suis une bête de compétition."

Même si on aimerait vraiment se tromper, nous maintenons tout de même notre version : il sera quasi impossible pour Vanden Borre de retrouver une place dans le monde professionnel où il a déjà brûlé plusieurs jokers dans un passé récent.

Pour justifier notre propos, nous avons pris les déclarations de Vanden Borre dans cette interview pour les remettre en perspective :

"Je n’ai pas vécu comme un sportif professionnel. Je pèse entre 88 et 89 kilos. J’ai déjà perdu 1 kilo, mais il faut encore en enlever 4 pour que je sois au niveau de quand j’étais à Anderlecht ou à la Coupe du monde au Brésil. On me dit mort et enterré, mais donnez-moi encore deux mois de préparation."

Il avait déjà pris du poids au Congo et la triste fin de son aventure là-bas n’a pas aidé : il n’a pas fait d’exercice pendant plusieurs semaines à son retour en Belgique. À presque 30 ans, il devra cravacher pour réaliser ce qu’il avait fait avant le Mondial 2014, avec 3 ans de moins au compteur.

"Pour moi, l’aspect mental est aussi important que l’aspect physique. Tout a été tellement vite pour moi." Diowo ajoute : "Anthony a souvent été mal perçu, mais il n’avait pas l’encadrement qu’il a aujourd’hui."

Depuis quelques semaines, Vanden Borre a écarté plusieurs membres de son entourage, dont les personnes qui ne l’avaient jamais lâché, avaient œuvré pour son retour en 2014 et qui avaient convaincu le TP Mazembe de lui donner une chance. Et comme VdB le dit lui-même, l’aspect mental est important. À lui seul, Diowo risque d’avoir du mal à garder Anthony motivé pendant les longs mois sur la route d’un retour.

"L’après Mazembe ? Je me cherchais. Oui, j’ai fait la fête mais je ne passais pas mes journées dans un bar non plus. Vous savez, ce n’est pas toujours simple d’être Anthony Vanden Borre. J’en avais marre de tout. Heureusement, le moral est de retour à présent. On a dit que j’avais eu des problèmes à Mazembe. Il y a peut-être de la jalousie de certains mais je n’ai jamais eu de problèmes directs."

S’il a fait quelques belles rencontres dans le pays de sa maman, il a découvert le protectionnisme anti-Européen d’une partie du vestiaire et il en a beaucoup souffert. Lui qui avait déjà perdu beaucoup d’illusions sur le monde du football pro est revenu très déçu.

"J’aime trop le football pour arrêter. Et quand je vois jouer certains arrières droits…"

S’il est clair que beaucoup de clubs pros ont des arrières droits moins talentueux que Vanden Borre, ces mêmes clubs cherchent aujourd’hui avant tout la rentabilité. Sur le terrain avec des joueurs qui galopent pendant 90 min et en dehors en engageant de jeunes promesses pour réaliser une éventuelle plus-value sur un transfert. Même en redevenant fit, VdB risque d’avoir du mal à convaincre un club de tenter le pari.