Edith se souviendra longtemps du cadeau de Jacky Mathijssen

CHATELINEAU Le 20 septembre dernier restera gravé dans le coeur de mère Edith Fragapane. C'est ce mercredi-là que son aîné poussa la porte menant à l'équipe première.

"La veille, il nous avait appris qu'il venait d'être repris pour l'entraînement qui aurait lieu le jour de mon anniversaire , explique-t-elle. C'était déjà très surprenant pour moi. Mais que dire de ce qu'on a vécu deux jours plus tard contre Anderlecht ? J'espérais qu'il rentre quelques minutes mais, en fait, je ne m'attendais pas à ce qu'il joue. Alors, qu'il débute... Et contre une telle équipe ! Nous avions été ensemble au premier match de championnat. J'avais dit à Flavio qu'il pourrait un jour être sur le terrain... dans quelques années."

La belle histoire de son gamin a suscité l'enthousiasme autour de cette famille simple et accueillante. Les voisins, les amis, les connaissances et les collègues : toutes les relations des Fragapane scrutent désormais l'évolution du petit à grands coups de questions et, surtout, d'encouragements et de félicitations. Le papa, Pino, est loin d'être un inconnu dans le microcosme footballistique sambrien. Après du bon travail mené çà et là, il a entrepris de redresser le club de Farciennes (P2), dont il est actuellement le dynamique président. L'homme connaît par conséquent la musique, fût-elle d'un autre niveau : "Quand il m'a annoncé la nouvelle, j'ai eu la parole coupée un instant. Je lui ai ensuite dit d'écouter les conseils et de donner le meilleur de lui-même. C'est forcément arrivé un peu vite mais il convient de saisir sa chance au moment où elle se présente. Dans un premier temps, j'ai tenu à délaisser quelque peu mes autres activités pour le suivre aux séances de travail du noyau A. Je suis content de voir avec quelle manière on l'encadre. Je tire d'ailleurs mon chapeau à MM. Mathijssen, Brogno, Siquet, Vande Walle, Beugnies et Mommens pour la façon avec laquelle ils gèrent cela." De grosses craintes, Pino n'en nourrit pas, même si, en papa averti et en connaisseur du milieu, il sait qu'on peut y être adulé un jour et honni le lendemain.

"J'ai confiance en ses qualités et je constate que Flavio est bien conscient de ce qui se passe, conclut-il calmement. Nous en parlons d'ailleurs beaucoup. Pour l'heure, il n'est forcément pas encore prêt à revendiquer quoi que ce soit. Il lui reste énormément de travail à accomplir pour progresser car il y a un monde de différence avec son équipe. J'ai déjà noté quelques améliorations. Le tout est qu'il continue à prendre ce qui vient au jour le jour."



© La Dernière Heure 2006