Steve Dugardein et Grégory Dufer joueront la finale de la Coupe de la Ligue française, le 30 avril

CAEN Mercredi soir, le stade Michel D'Ornano a vécu le plus beau moment de sa courte histoire. Inauguré le 6 juin 1993, il aura fallu un peu plus de dix ans à l'enceinte caennaise pour voir son équipe s'imposer face à une des grosses cylindrées du championnat de France et, surtout, décrocher son ticket pour la finale de la Coupe de la Ligue qui se déroulera le 30 avril au Stade de France. Une première historique pour le club normand.

«Depuis ce matin, tout le monde ne parle plus que de ça, expliquait Steve Dugardein au lendemain de l'exploit. C'est vraiment génial. La ferveur populaire engendrée par notre qualification face à Monaco dépasse l'entendement. Ce matin (NdlR: lisez hier matin), j'ai dû me rendre dans un magasin pour récupérer mon téléphone portable et les gens n'ont pas arrêté une seconde de me parler du match de la veille. Caen est une ville très sportive où le football tient une place toute particulière, et cette belle victoire en demi-finale a littéralement déchaîné les passions.»

Mais si la joie était de mise dans les rangs caennais au coup de sifflet final, Steve Dugardein, toujours aussi calme et serein, préfère ne pas s'enflammer.

«C'est bien beau de disputer une finale au Stade de France mais, avant tout, il faudra assurer notre maintien, tempère l'ancien médian de Mouscron. Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas profité de cet instant magique. Les supporters ont mis une ambiance de feu pendant toute la rencontre et, à la fin du match, j'ai vécu un vrai moment de communion avec eux, c'était vraiment génial. Mais ne brûlons pas les étapes, il nous reste deux mois avant d'effectuer le déplacement à Saint-Denis, et j'espère que je serai dans le groupe pour participer à ce grand moment de l'histoire de mon nouveau club.»

Après avoir vécu l'historique finale de l'Excelsior en Coupe de Belgique, en 2002, Steve Dugardein espère cette fois repartir avec le trophée, qui avait été brugeois au stade Roi Baudouin...

«Marcin Zewlakow? J'espère que ce n'est que partie remise»

Mais le Stade de France sera désormais mis entre parenthèses par Patrick Remy et ses Caennais, afin de se concentrer sur le maintien en Ligue 1. C'est pour parvenir à ses fins que l'ancien entraîneur gantois voulait attirer un autre Hurlu, Marcin Zewlakow, en Normandie.

«C'est vrai, on a beaucoup parlé du Polonais, et je dois vous avouer que cela ne m'aurait pas dérangé, que du contraire, reconnaît le nouveau capitaine du stade Malherbe. Je connais Marcin depuis des années, et je pense qu'il aurait pu apporter quelque chose à ma nouvelle formation. Son intégration aurait été sans doute facilitée par ma présence et celle de Grégory Dufer, mais finalement cela ne s'est pas concrétisé et les dirigeants de Caen se sont tournés vers un attaquant camerounais, Mohamadou Idrissou. J'espère que ce n'est que partie remise pour mon ancien équipier et qu'il sera encore sollicité au prochain mercato. D'un autre côté, je suis content qu'il soit resté à l' Excel qui aura bien besoin de lui pour assurer son maintien.»

© Les Sports 2005