Le coach avait perdu

la confiance du groupe


SAINT-TROND Roland Duchâtelet, le président trudonnaire, expliquait, ce dernier week-end encore, qu'il espérait "travailler dix ans avec Thomas Caers" en qui il avait débusqué un "nouveau Goethals".

La collaboration entre le patron du club et son entraîneur n'aura pas excédé onze journées de championnat, du moins dans cette relation-là.

Lundi soir, malgré le soutien que lui avait réitéré sa direction, Thomas Caers, qui avait sollicité une réunion avec ses dirigeants, a préféré jeter le gant : "Sa décision nous surprend-elle ? Oui et non", avoue le président Duchâtelet. "Oui, parce qu'il ne devait pas se sentir menacé par la direction, qui était disposée à le soutenir encore. Non, parce qu'on avait perçu, lundi, la naissance d'un petit malaise au sein du groupe des joueurs. Thomas Caers l'avait deviné également. Il a parlé au groupe. À la suite de cet entretien à coeur ouvert, il en est arrivé à la conclusion qu'il était devenu difficile, pour lui, de poursuivre sa tâche dans des conditions de travail qui n'étaient plus optimales. Le contrat de confiance entre l'entraîneur et les joueurs n'était peut-être pas rompu mais il s'était vicié. Thomas Caers s'est rendu compte qu'il n'était plus indiqué, pour un entraîneur encore jeune et donc inexpérimenté, de préparer un match aussi important que celui qui va nous opposer au Lierse en sachant que les joueurs n'adhéraient plus pleinement à sa philosophie et à ses méthodes."

Thomas Caers n'aura pas tenu un an. Il avait succédé à Herman Vermeulen en février dernier après un bref intérim assumé par le duo Eddy Raymaeckers-Peter Voets. C'est ce même binôme qui fonctionnera contre le Lierse. "Nous allons nous accorder du temps pour désigner son successeur, prévient le président. Nous sommes un peu pris de court mais toute erreur nous est interdite."



© La Dernière Heure 2006