Le réquisitoire du procès en appel du Calciopoli rédigé par Palazzi incrimine également l'Inter

ROME Le titre de champion d'Italie 2006, attribué à l'Inter Milan sur tapis vert à l'issue de l'affaire du Calciopoli, pourrait être laissé vacant après les conclusions du procureur fédéral Stefano Palazzi, si la Fédération (FIGC) le décide le 18 juillet.

Cinq ans après, le Calciopoli, qui avait coûté à la Juventus Turin ses titres 2005 et 2006 pour avoir influencé les arbitres, fait encore couler beaucoup d'encre dans la presse italienne.

Le réquisitoire du procès en appel du Calciopoli rédigé par Palazzi incrimine également l'Inter. En 2006, la Juve avait été condamnée (rétrogradation en Serie B et 9 points de pénalité), comme la Fiorentina (maintenue en Serie A avec -15 points), l'AC Milan (-8 points) et la Lazio Rome (-3 pts).

Selon Palazzi, l'Inter "avait (aussi) un réseau de rapports non-réglementaires" avec les arbitres et aurait pu être condamné au même titre si les écoutes téléphoniques avaient alors toutes été examinées par la justice.

Ces conversations entre dirigeants de clubs et responsables de la désignation des arbitres sur les matches avaient précipité la chute de la Juve et de son directeur sportif Luciano Moggi, radié depuis.

Désormais, le conseil fédéral de la FIGC doit statuer le 18 juillet et décider -à la demande de la Juventus- si le titre 2006, attribué à l'Inter qui n'était pas incriminée dans le Calciopoli, reste nerazzurro ou devient vacant, comme il avait été décidé pour celui de 2005.

En droit sportif, le prescription joue et les choses devraient rester en l'état, le Scudetto 2006 échouant à l'Inter, qui avait terminé 3e derrière la Juve et le Milan. Mais le procureur Palazzi a précisé que le conseil fédéral pouvait passer outre et laisser vacant ce titre.

S'il était décidé ainsi, l'Inter pourrait se pourvoir devant le Comité olympique (CONI) puis le Conseil d'Etat.

"Il n'y a aucun élément nouveau, ce sont des choses qui avaient déjà été jugées comme peu consistantes, a répliqué le président de l'Inter, Massimo Moratti. Ce sont des attaques graves, lourdes, contre le club. Le procureur Palazzi se trompe, et de beaucoup !"

© La Dernière Heure 2011