Carlinhos s’estime prêt à jouer si l’entraîneur en ressent le besoin.

Pour apprendre à connaître Carlinhos, il suffit de le regarder. Chaque zone de son corps dévoile une partie de sa personnalité. Par exemple, son année de naissance (1994) est tatouée sur ses doigts. Quelques fleurs ornent son cou et son bras gauche. Le côté droit de son cou laisse apparaître un hommage à Michael Jordan… comme un certain Edmilson Junior. "Mais je l’ai fait avant lui", sourit-il.

Le nouvel attaquant brésilien du Standard ne peut cacher son jeune âge. Des diamants aux oreilles et de nombreux tatouages sur tout le corps le démontrent. Il est même à espérer qu’il ne se tatoue pas le logo du club car il ne doit plus lui rester beaucoup de place libre. "Dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un de calme, qui aime passer du temps avec sa famille. Mais sur le terrain, c’est tout le contraire. Je joue pour gagner, et rien d’autre", prévient-il.

Il a confirmé cette impression lors de son premier devoir avec ses nouvelles couleurs, la traditionnelle conférence de presse de présentation. Il aurait pu critiquer ses anciens dirigeants d’Estoril, qui ont compliqué les négociations mais il a préféré proposer un discours apaisé.

"Oui, j’ai eu un petit peu peur que le transfert n’aboutisse pas mais lorsque mes anciens employeurs ont saisi mon envie de venir en Belgique, ils ne m’ont plus ennuyé", dit-il. "Le Standard est avide de succès, ce qui est également mon cas. Il était donc logique que je vienne ici. J’ai rapidement pris mes renseignements et j’ai découvert les supporters, la ferveur qui entourait cette formation, cet enfer de Sclessin : tout cela m’a plu."

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Le nouveau numéro vingt-cinq du club (la date à laquelle il a rencontré sa copine) a, tout de même, pris quelques renseignements avant de donner son accord. "J’en ai un petit peu discuté avec Dante. Nous nous connaissons car nous avons tourné dans le même documentaire (NdlR : ‘Mata Mata’). Il m’a dit de foncer car lui y avait décroché un titre national. Je n’espère pas suivre la même trajectoire que lui… car je veux encore faire mieux", lâche-t-il en rigolant.

Ce grand fan de Ronaldinho se sait particulièrement attendu en bord de Meuse. Ses qualités doivent permettre au Standard de créer davantage de danger devant le but adverse. Un problème qui a quelque peu pollué les deux dernières rencontres.

"Je préfère évoluer comme numéro dix, juste derrière l’attaquant, mais si l’entraîneur a besoin de moi ailleurs, je le ferai volontiers. Je ne connais pas Ricardo Sa Pinto comme entraîneur mais comme joueur, c’était quelqu’un qui évoluait avec beaucoup de rage. Nous avons discuté ensemble il y a une semaine et ça s’est très bien passé", dit-il. "Je suis déjà prêt à jouer si c’est nécessaire car j’ai suivi toute la campagne de préparation avec Estoril. Je me suis simplement arrêté durant deux jours lors des négociations car mon club me l’avait demandé."

Avant lui, d’autres Brésiliens ont éprouvé les pires difficultés à s’imposer à Liège. William Soares, Gabriel Boschilia ou encore Danilo n’ont jamais totalement répondu aux attentes. Cette adaptation ne semble pas l’effrayer. "Je sais que c’est un championnat difficile. Mais je suis déjà bien acclimaté au continent européen et de nombreuses personnes parlent le portugais, que ce soit Junior, Orlando Sa ou les membres du staff."