Albert Cartier ne veut plus voir les lacunes présentes contre Gand

EUPEN Malgré des conditions climatiques forcément délicates, les Eupenois ont travaillé correctement cette semaine. Pas de quoi, en tout cas, sortir cette excuse en cas de mauvaise prestation ce soir.

“On a tous fait un pas en arrière lors de l’accueil des Gantois”, rappelle Albert Cartier. “Jusque-là, on avait montré de vraies capacités de réaction. D’un point de vue mental, on a reculé. On a aussi montré que l’on était sous la menace de défaillances. À 0-2, on a été incapables de se rebeller. C’est humain mais, dans notre situation, cela est aussi inquiétant.”

Sans encenser Gand, le coach vosgien accepte d’être battu. Sauf quand la manière n’y est pas. “On peut perdre un match, sans pour autant subir une déroute, une fessée ou une déculottée. Si on agit de la même manière ce soir, on perdra le match. Comme ce serait le cas face à Lokeren ou Saint-Trond.”

Puisse le message être compris. “On a perdu de notre consistance car l’objectif à atteindre n’était plus l’élément essentiel.”

Le français ne s’est pas pour autant mué en psychologue durant la semaine écoulée. “Parfois, il faut moins parler et plus travailler” , glisse-t-il.

S’il avoue avoir vu une “prise de conscience ”, pour la révolte, “il faut attendre ce soir et la compétition pour juger”.

Sur Genk et sur Vercauteren, le coach eupenois se montre élogieux. “Une bonne équipe, c’est avant tout un bon entraîneur. Telle est la force de Genk. Vercauteren connaît le foot pro et ses exigences. Il sait améliorer un groupe et le faire travailler en conséquence. Genk sait déstabiliser son adversaire et être efficace sur phases arrêtées. Bref, Genk est une redoutable équipe à l’image de son coach, capable de performances telles qu’il savait en produire comme joueur.”



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