Football

Ému, Ahmed Hassan a quitté la Belgique. "Je suis triste, mais c'est la vie !"

ZAVENTEM Il était arrivé incognito à l'aéroport de Zaventem, le 22 mai 2006. Hier, le Pharaon est reparti sous les flashs des photographes. Ahmed Hassan a bel et bien marqué le football belge de son empreinte. "J'éprouve de gros problèmes à dormir, depuis quelques jours, dit l'Égyptien. L'idée de quitter ce pays me procure du chagrin. Je n'ai joué ici que deux ans, mais j'ai l'impression de tout avoir gagné. D'un côté, ce fut une décision très difficile de partir. D'un autre côté, je suis heureux de rejoindre l'endroit où je suis né."

Au Heysel, il avait déjà lancé un message d'amour à ses supporters, avec son t-shirt. Hier, il répétai : "C'est impossible de citer un seul moment fort. Il y a eu mon triplé contre Charleroi. Et ce superbe match de Coupe contre Genk. Mais je me rappellerai surtout mon lien avec les fans. Le courant est passé en un clin d'oeil. Je ne trouve vraiment pas les mots pour remercier tout le monde."

"Je vais conseiller Anderlecht aux meilleurs jeunes Égyptiens"

Hier matin, Hassan est passé au stade pour saluer ses coéquipiers. "Jacobs m'avait dit qu'il y avait entraînement à 10 h, mais il n'y avait personne ! Je n'ai vu que Frutos. Pas de problèmes : on s'est suffisamment dit adieu dimanche soir, lors de la fête. Il y en a un qui avait un pincement au coeur : Sacha Iakovenko. Je répète ce que j'ai déjà dit : qu'Anderlecht ait confiance en lui. Il va exploser !"

Nous le disions hier : Hassan ne rompt pas les liens avec Anderlecht. Il sera scout du Sporting en Egypte. "Tant que je joue, j'assumerai cette tâche en tant qu'ami. Dès que je vois un joueur intéressant, je contacterai la direction du Sporting, avec laquelle j'ai de bonnes relations. Après ma carrière, je pourrai consacrer plus de temps à cette fonction. Il y a beaucoup d'excellents jeunes en Egypte, mais le problème est de les trouver et de les convaincre à franchir le pas vers l'Europe. Vu mes contacts et mon expérience, je peux accélérer les choses."

Puis était venu le moment pour Hassan de dire une dernière fois au revoir. À un supporter à qui il avait offert un maillot égyptien. Aux journalistes présents. Et à Abdel Tantush, son accompagnateur pendant deux ans. "Vous êtes tous les bienvenus en Egypte !" lâchait-il, avant de passer le contrôle des passeports.



© La Dernière Heure 2008