Coupe de Belgique: 1/2 finale aller: Anderlecht - GB Anvers 20h45: Luigi Pieroni joue son propre avenir "Je ne veux pas de retour à Nantes ou en Ligue 1"


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ANDERLECHT Il y a une semaine, Anderlecht jouait dans un des plus beaux stades au monde face à un des plus grands clubs au monde - le Bayern - devant 65.000 spectateurs. Aujourd'hui, ce n'est que le GB qui lui rend visite, et le nombre de payants dépassera à peine les 10.000. Et pourtant, le match de Coupe est bien plus important que le match retour en Coupe de l'Uefa. En effet, si Anderlecht veut fêter son centenaire avec un trophée, il faudra la gagner, cette Coupe, et, donc, faire la différence dès ce soir. La parole est au buteur, Luigi Pieroni : "J'ai entendu que le GB n'a pas souvent porté chance à Anderlecht" , souffle l'ex-Mouscronnois, qui avait marqué au Kiel et au Canonnier lors de sa fameuse saison 2003-2004. "Honnêtement, je n'ai plus vu ce club à l'oeuvre depuis trois ans et demi. Je connais uniquement Dosunmu, qui a évolué en Ligue 1."

Anderlecht ne s'est plus qualifié pour une finale depuis 1996, lorsqu'il s'est incliné face au... Germinal Ekeren. "Le club attend cette finale avec impatience, ajoute Pieroni. Et moi aussi . J'étais à Belgrade avec les Diables quand Auxerre a joué la finale de la Coupe de France. Et maintenant, Lens a atteint la finale de la Coupe de la Ligue sans moi. Je n'ai jamais joué dans le Stade de France."

"Moi et Frutos ? Un Européen et un Sud-Américain, ça doit aller"

Pour Pieroni, l'enjeu est plus grand qu'une qualification pour la finale. Il joue son avenir, dans les quelques matches à venir. "Je ne prétends pas que je me casse la tête par rapport à cette levée d'option de mon contrat, mais j'y pense. Anderlecht a tout en main, je ne peux qu'espérer. Je veux de la stabilité que je n'avais pas en France. J'ai vu un tas d'entraîneurs, de Roux à Fernandez en passant par Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq. Non, je ne me vois pas retourner à Nantes, même si les Canaris remontent en L1. D'ailleurs, il ne faut plus me parler de la France tout court. Je ne me vois plus y mettre les pieds. D'ail- leurs, Anderlecht ne serait pas ridicule en championnat français. On l'a déjà prouvé contre Bordeaux."

Entre-temps, Pieroni devra faire face à la concurrence de Nicolas Fru- tos. "C'est un sujet pour les journalistes , sourit-il. Si on est complémentaire ? Il est sud-américain, fort techniquement et balle au pied. Moi, je suis un Européen : j'ai besoin d'espaces. Alors, pourquoi pas ?"



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