Il y a deux ans, au Brussels, Sambegou Bangoura avait offert la victoire au... Standard

MOLENBEEK "Lors de mon passage au Standard, on m'avait présenté le déplacement à Molenbeek comme l'un de ceux que les Liégeois redoutaient le plus. Et pour cause, ils ne s'y étaient pas souvent imposés, au point que le RWDM, puis le Brussels étaient quelque part devenus les bêtes noires . Demain, je serai dans l'autre camp..."

Même s'il ne laisse guère paraître ses sentiments, Sambegou Bangou- ra avait certainement coché dans son agenda la date de la venue du Standard au stade Machtens, et ce, dès le lendemain de sa signature au Brussels. Il faut dire que cette confrontation lui a laissé de bons souvenirs la dernière fois qu'il y prit part puisqu'il y inscrivit le goal qui permit aux Rouches de réaliser le hold-up parfait il y a deux ans. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts...

"Des regrets d'être parti de l'autre côté de la Manche ? Pas le moins du monde ! C'était même un rêve qui se réalisait", ajoute le centre-avant de l'équipe nationale de Guinée. "Et je vous avouerai même que la Premier League fait toujours partie de mes objectifs."

Pourtant, l'aventu- re à Stoke City fut loin d'être une réussite totale. "Là, je vous arrête d'emblée. Au début, tout se passa à merveille sous la direction de Johan Boskamp; j'étais même très vite devenu la coqueluche du public grâce à mes nombreux buts. Puis, lors de l'arrivée du nouveau manager, Tony Pulis, tout changea, d'autant plus que je me suis blessé avec la Guinée et qu'il avait emmené dans ses bagages plusieurs autres attaquants. J'ai été rétrogradé au rang de cinquième ou sixième avant dans la hiérarchie."

Cinq mois pour se relancer

Avec pour résultat que le nouvel attaquant du Brussels dispu- ta une rencontre en l'espace de neuf mois. L'été dernier, il fut déjà question de son arrivée dans notre capitale mais l'affaire capota parce que Stoke espérait récupérer une bonne partie du 1,25 million d'euros payés au Standard. "Le Brussels poursuivit sa cour assidue lors des mois suivants et il était clair que je voulais venir dans le club de Johan Vermeersch, poursuit Sam. D'autant plus que mon agent me fit, à raison, j'ai pu m'en rendre compte depuis lors, l'éloge d'Albert Cartier. Et puis, je pouvais retrouver ma famille qui me manquait en Angleterre. Enfin, je retrouvais une compétition qui m'est familière. J'ai donc privilégié ces facteurs par rapport à l'argent que m'offraient notamment Willem II ou encore le Dinamo Bucarest."

Après des débuts difficiles - quoi de plus logique à cause du manque de rythme -, Sam ne ces- se de grandir au fil des matches. "Il me manque juste un petit goal pour parfaire ma confiance. Mais je ne me focalise pas sur cela; j'essaie avant tout de répondre aux attentes du coach et de rendre service à l'équipe. L'avenir ? Seul le Brussels compte aujour- d'hui pour moi; je ne pense pas à ce qui se produira dans trois ou quatre mois."



© La Dernière Heure 2007