D'abord battre ces Bruxellois-là!

Football

Ch. Lonnoy

Publié le

D'abord battre ces Bruxellois-là!
© Photonews
Standard - FC Brussels. Meme Tchite suit une trajectoire fulgurante

SCLESSIN Il y a douze mois, il n'était encore qu'un simple joueur de noyau. L'arrivée pressentie de deux grosses pointures en ligne d'attaque avait poussé Michel Preud'Homme à convaincre Meme Tchite d'accepter, comme Onder Turaci avant lui, un prêt dans un club où il accumulerait un temps de jeu nécessaire afin d'être digne de porter la vareuse rouche.

«Aujourd'hui, je ne peux que me féliciter d'avoir tenu bon et d'être demeuré au Standard. Ce ne fut pas une décision facile à prendre. Je savais que je prenais beaucoup de risques en refusant ce conseil de la direction. Je me suis alors mis, moi-même, une grosse pression. Il fallait que j'arrive à percer», sourit avec discrétion l'attaquant d'origine congolaise. «On avait parlé à l'époque du Brussels. Notre adversaire de dimanche soir. C'est un club que je connais bien puisque ma tante, celle qui m'a accueilli à mon arrivée du Congo, habite place Simonis, à deux pas du stade Edmond Machtens. Selemani, qui fut présenté au Brussels pour un test par l'intermédiaire d'un ami commun, provient de mon quartier. Nous avons joué ensemble au club de Prince Louis de Bujumbura au Burundi. Mais le Standard, c'est magique!»

Meme Tchite est logé à la même enseigne que quatre de ses partenaires (Costa, Deflandre, Walasiak et Wamberto). Une carte jaune à Sclessin et ce sera sans lui au stade Constant Vanden Stock.

«Je n'y pense pas vraiment sinon je ne serais pas capable de jouer mon jeu. Nous devons nous livrer sans retenue pour accrocher un succès face au Brussels. Anderlecht est un tout autre match. Il reste quatre finales pour accrocher le titre. Pas le temps de calculer.»

«Christian a prouvé qu'il pouvait m'apporter un sérieux soutien»

Des calculs, il en est pourtant bien question au moment de relever ses statistiques. Douze buts inscrits lors du premier tour, quatre, seulement, depuis lors.

«Marquer n'est pas une obsession pour moi», indique celui qui a déjà inscrit seize buts en championnat. «J'inscris un but, je suis content. On gagne, je suis heureux. Beaucoup de choses ont changé depuis la trêve. Les hommes ont changé, notre animation a changé, les adversaires sont autrement préparés. J'ai fait mes matches et peut-être que la chance est un peu moins de mon côté pour l'instant. Ça vient, ça part, c'est un facteur assez insaisissable. Surtout pour un attaquant. J'ai souvent dû jouer seul devant, parfois entouré par trois ou quatre joueurs. Mon association avec Igor De Camargo promettait d'être explosive, mais il s'est malheureusement blessé. Christian Negouai a prouvé qu'il pouvait m'apporter un sérieux soutien. Lorsque l'on parvient à inscrire un but, mon rôle change. Je dois aller foutre le bordel derrière la ligne arrière de nos adversaires. Cela demande une grande débauche d'effort et il est normal de manquer parfois l'une ou l'autre possibilité. Je le répète, je ne suis pas braqué sur mon total personnel. Je suis au service de l'équipe et puis je pars de cette philosophie: si c'est ton jour, tu marqueras même si tes adversaires sont plus forts ou plus nombreux. Même si tu n'as que l'une ou l'autre possibilité. Par contre, quand ce n'est pas ton jour, les occasions les plus évidentes ne rentreront pas.»

C'est un peu le cas pour le moment. «Peut-être, mais demain est un autre jour. Je peux très bien marquer le but de la victoire contre le Brussels ou à Anderlecht. L'important, c'est qu'on gagne. On doit tout gagner.»

Les trois prochaines rencontres seraient déjà amplement suffisantes.

© Les Sports 2006

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