Jules Mbayoko sera le premier supporter de l'Union dimanche

FOREST Dimanche 23 octobre 2005: cette date, Jules Mbayoko ne l'oubliera pas de sitôt. Un tacle appuyé d'un joueur de Geel et la vie du Bruxellois bascula. Verdict du contact: fracture du péroné et rupture des ligaments. De loin, la plus grave blessure de sa carrière. Une blessure qui, bien entendu, lui a fait perdre le droit de disputer les deux rencontres contre Tubize.

«J'ai joué pendant deux saisons au stade Leburton. La première, dans son intégralité et au terme de laquelle nous avons échoué d'un point dans notre quête du tour final de D 3. La seconde fut perturbée par une pubalgie mais j'ai joué les trois-quatre dernières parties, dont celle qui nous a sacrés champions. Des moments qu'un joueur n'oublie pas. Je n'oublie pas non plus les liens d'amitié que j'ai tissé avec mon ami Fabrice Mvemba et avec Grégoire Neels mais, dimanche, l'amitié s'arrêtera à la limite du terrain.»

Le derby qui réunira les deux frères amis du Brabant ce dimanche de Pâques au Parc Duden revêt en effet un caractère capital pour les deux protagonistes. Tous deux ont besoin des dernières unités salvatrices. «Certes, les Tubiziens ont connu beaucoup de blessures mais je suis tout de même étonné de leur petit classement. J'espère que le contexte particulier n'empêchera pas le public de voir du beau spectacle. De toute façon, dans notre position, il n'y a pas 36.000 questions à se poser: il faut les trois points.»

Il faut remonter à la nuit des temps pour trouver trace de la dernière victoire des Bruxellois dans leur antre. Ils semblent être paralysés quand ils se produisent devant leurs supporters. «On a peut-être eu le tort de croire, après le premier tour, que l'on était déjà sauvés. La direction a une part de responsabilités en n'ayant pas cherché à se renforcer durant le mercato. En outre, on peut lui reprocher aussi sa passivité en vue de la saison prochaine. Beaucoup de joueurs se posent des questions et ne jouent plus l'esprit libéré. Ceci étant, on dirait aussi que l'envie ne fait pas toujours partie du groupe, dans le chef de certains. J'enrage car je me sens impuissant face à cette situation.»

LE NOYAU

Union SG: Coppens, Kundimbana, Mangubu, Nicaise, Walschap, Peeters, Vandamme, Charlot, Keromest, Scozzari, Gursever, Duchatelet, Madiokoka, Juninho, Longrie.

© Les Sports 2006