Le Franco-Algérien s'est entretenu avec Dominique Leone jeudi. Pour un nouveau retour?


MONS

Le nom de Mohamed Dahmane est étroitement lié à celui de l’Albert. Rien ne dit que sans l’attaquant que l’Albert chipa aux Francs Borains voisins, l’équipe alors entraînée par José Riga serait remontée en D1 un an seulement après sa relégation. Le statut du Franco-Algérien passa de celui de quasi-inconnu à celui de chouchou du public… et du président Leone.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Non seulement le Maubeugeois a été vendu à Genk puis à Bruges, mais son second passage a été mouvementé, à tel point que Dominique Leone avait juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Or, jeudi après-midi, une fois le parking du stade déserté par la presse, Mohamed Dahmane et le président de l’Albert se sont rencontrés deux heures durant à l’abri des regards.

Il y a un mois, Momo Dahmane, de retour dans la région pour se soigner, était déjà passé par le stade. Accompagné de son fils, âgé de quelques mois, il avait notamment posé pour la postérité avec Cédric Berthelin, devant sa rutilante Ferrari. Il n’était, à ce moment, aucunement question d’un transfert.

Entre-temps, la situation de l’attaquant ne s’est pas améliorée à Bucaspor (D2 turque), où il n’est plus payé depuis plusieurs mois. Bref, il pourrait se libérer très facilement de son employeur actuel, où il effectue un second passage après un détour par l’Algérie et Constantine.

Joint hier , Dominique Leone explique que le but de la rencontre n’était pas de négocier un retour : “Nous nous sommes vus au stade par facilité mais nous avons discuté d’affaires privées, pas d’un transfert.”

Et d’ajouter : “Quand ta femme te quitte deux fois, tu ne la reprends pas.”(Rires.)

Selon nos informations, Dahmane et Leone auraient pourtant discuté d’un éventuel retour à Mons. L’initiative émanerait du joueur, qui souhaite revenir en Belgique et pourquoi pas à Mons, où il s’est installé. Dans le cas où le deal ne se réaliserait pas, le Franco-Algérien, 31 ans depuis mardi, pourrait trouver refuge à Charleroi.


© La Dernière Heure 2013