Blessé, l'attaquant n'affrontera pas ses anciens coéquipiers

SCLESSIN Igor De Camargo, comment se passe votre revalidation depuis que vous vous êtes fracturé la malléole en Coupe de Belgique contre La Gantoise?

«Cela évolue très bien. Je suis même une semaine et demi en avance sur le timing le plus optimiste... Une blessure, cela peut arriver dans une carrière. Même si cela ne m'éloignait pas des terrains si longtemps qu'actuellement, cela a été mon cas dans chaque club où je suis passé: j'ai été blessé à la capsule de la cheville droite à Genk, au ligament latéral du genou à Heusden-Zolder et aux adducteurs au Brussels. Il faut relever la tête: il y a des choses plus graves. Moi, j'ai la chance d'être au Standard et d'être très bien soigné. J'espère être rétabli pour être prêt pour le début de la préparation et pour commencer la saison prochaine à 100%.»

Ce sera votre vrai départ avec le Standard? Vous n'avez joué que quatre matches et demi sous le maillot des Rouches.

«Oui. Ce sera comme si je débutais au Standard. Sauf que j'aurai déjà côtoyé le groupe pendant des mois. J'ai la chance d'effectuer ma revalidation ici, à Sclessin. Je ne suis pas confiné chez moi. Cela ne m'éloigne donc pas du reste du noyau: je suis toujours là pour embêter mes coéquipiers. (rires) J'assiste aux matches à domicile mais c'est encore trop difficile d'effectuer les déplacements. Enfin, mercredi, grâce à Dieu, je devrais normalement pouvoir mettre ces béquilles au feu...»

Ce n'est pas trop difficile de suivre les matches de la tribune?

«Quand on commence à jouer dans une équipe, on veut continuer et pas être supporter. J'aimerais jouer, montrer ce que je sais faire, aider l'équipe. Mais je suis obligé de m'asseoir dans la tribune. C'est difficile car tu te sens impuissant. Comme hier (avant hier) lorsque j'ai regardé la deuxième mi-temps du match de Coupe, car avant cela j'étais à la veillée de prière chez Wamberto.»

Votre blessure, cela a été le début des malheurs en Coupe pour le Standard. Ensuite, il y a eu aussi l'exclusion de Sergio Conceição avec les suites que tout le monde connaît...

«Nous sommes pros et quand nous sommes impliqués dans une compétition, un match, nous voulons gagner. C'était impossible de ne pas jouer le coup à fond, avec les risques que cela comportait. Et tout le monde est très déçu, vraiment, d'être éliminé aux portes de la finale. Ce sont des coups durs pour l'équipe, mais elle n'est pas trop affectée. Même si nous ne sommes pas parvenus à remplir notre mission en marquant deux buts à Zulte, il y a suffisamment de qualités dans l'équipe pour atteindre le dernier objectif qu'il nous reste, le titre. On peut désormais se concentrer à 200% sur le championnat.»

En commençant par prendre trois points dimanche contre... vos ex-coéquipiers du Brussels.

«Ce match me tenait évidemment très à coeur. Jouer contre ton ancien club, surtout quand tu l'as quitté il y a à peine cinq mois, c'est toujours quelque chose de fort, d'agréable. J'ai encore beaucoup d'amis au Brussels. Notamment Nys, Niçoise, Kargbo, Haydock, le coach... La direction, le coach, les joueurs: c'est aussi grâce à eux si j'ai pu signer au Standard. Ils sont toujours dans mon coeur. J'espère qu'à leurs yeux et à ceux des supporters, je n'ai laissé que de bons souvenirs. Quand j'ai quitté Genk pour rejoindre le Brussels, j'ai fait deux pas en arrière qui m'ont permis d'en faire cinq vers l'avant.»

Depuis votre départ, fin janvier, les Molenbeekois n'ont inscrit que trois buts.

«Mon absence coûte plus cher au Brussels qu'au Standard. Ici, je suis plus facilement remplacé. Même si ce n'est pas évident de remplacer Sergio de la même manière. On a d'autres qualités pour continuer à lutter.»

Si le Standard est champion, vous considérerez que c'est aussi votre titre?

«Oui. À Genk, je n'avais aussi joué que deux ou trois matches l'année du titre mais j'avais vécu avec le groupe toute la saison. Quand on signe dans un club, on en fait partie. Même si je n'ai joué que quatre matches et demi, j'ai vécu avec le noyau au quotidien. Je suis toujours là. Je contribue à la bonne ambiance. Comme Wamberto, par exemple. Encore ce matin, alors que nous sommes éliminés. Car il faut directement réagir.»

© Les Sports 2006