La fracture est importante à l’Union Belge : François De Keersmaecker a été élu à 12 voix contre 10 au second tour du scrutin.

Il est descendu avec un large sourire sur son visage. Quelques minutes après le vote, François De Keersmaecker était heureux d’avoir été réélu à la tête de l’Union Belge pour deux années supplémentaires. Celui qui était déjà le président depuis 2006 a été élu par le comité exécutif pour la première fois où il n’était pas le candidat unique à se présenter, puisque Jospeh Allijns voulait lui prendre sa place.

Comment s’est déroulé le vote ?

Au total, il y avait 22 votants : huit représentants du monde professionnel (derrière Allijns), 14 de l’amateur (derrière De Keersmaecker). En théorie, François De Keersmaecker était donc presque assuré de remporter la bataille.

Et pourtant, le vote (secret, pour rappel) ne s’est pas déroulé comme prévu. Après le premier tour de vote, parfaite égalité entre les deux candidats : 11-11.

Allijns et De Keersmaecker sont alors sortis pour laisser décider le comité exécutif de la suite des opérations. En théorie, en cas d’égalité, le président sortant était réélu. Mais le comité a décidé de faire un deuxième tour de vote, qui s’est finalement soldé par la victoire de De Keersmaecker : 12-10.

Comment interpréter le résultat ?

D’abord, ce vote veut dire qu’un membre du comité exécutif a changé son vote lors du deuxième tour. Qui et pourquoi ? Difficile à dire parce qu’aucun des deux candidats n’a pris la parole pour convaincre un membre entre les deux tours.

Ensuite – et c’est le plus important – ce vote veut dire que la fraction est plus importante que jamais à l’Union Belge. Le monde professionnel (six représentants de D1 et deux de D2) a voté dans sa totalité pour Joseph Allijns. Pour le premier tour de scrutin, cela veut donc dire que trois membres du côté amateur ont voté contre De Keersmaecker. On savait que le comité exécutif était divisé entre professionnels et amateurs, mais aussi au sein même du groupe des amateurs.

Que doit faire De Keersmaecker ?

Face à ce constat, François De Keersmaecker va devoir discuter avec les membres. Il n’y a plus d’unité au sein du comité exécutif et la suite s’annonce difficile et tendue. Le président va devoir tendre la main au monde professionnel, mais aussi à certains amateurs, visiblement pas content de sa réélection.

À noter, enfin, que Gérard Linard a été confirmé comme CEO de l’Union Belge. Ce qui était notamment un souhait des amateurs francophones.