"Contre Lommel, nous n'avons pas droit à l'erreur" , avertit le gardien liégeois

SCLESSIN Souvent louées, rarement placées sous les projecteurs, les qualités de Jérémy De Vriendt parlent pourtant d'elles-mêmes.

Et si la tournante mise en place par Michel Preud'homme venait à lui offrir un poste entre les perches samedi en Coupe, épreuve souvent destinée à des gardiens de l'ombre ? "Si le coach a besoin de mes services, je répondrais volontiers présent à son invitation. Mais je ne suis pas indiqué pour lui mettre la pression. La situation n'est pas évidente pour lui car nous sommes trois à vouloir revendiquer un poste de titulaire."

Un siège de dernier rempart remis en question au moment de la blessure de Renard, doublé par Espinoza. "Les rapports entre les gardiens n'ont pas changé depuis les déclarations d'Olivier. Nous nous entendons très bien et, si l'on ne met pas Espinoza de côté, on ne peut pas être ami avec tout le monde. Ceci dit, nous travaillons toujours tous autant afin de satisfaire le coach."

Un entraîneur qui avait confirmé Espinoza comme numéro 1 et parlé de tournante pour les numéros 2 et 3. "Ce terme de tournante est fictif. Car, si l'on ne s'entraîne pas correctement, MPh n'hésitera pas à nous rétrograder. Le meilleur joue et je ne critiquerai jamais ses choix."

Néanmoins, le gardien carolo aspire à recevoir une chance réelle... au moment opportun. "Jadis meilleur gardien du monde, l'entraîneur a des références. Il ne m'a jamais adressé de message négatif. Mais, le jour où il m'offrira une chance, j'espère qu'il m'accordera une confiance encore supérieure afin de me maintenir en cas de bonnes prestations. Je ne me lamente pas, il me mettra le jour où il le jugera opportun."

Aligné contre la Juventus en amical, Jérémy préfère les matches qui comptent. Comme celui de samedi. "J'aime mieux quand il y a un enjeu."