Football
Plusieurs vols privés liés au transfert du footballeur font l'objet d'une enquête approfondie.

Voilà plus d'un mois que le corps d'Emiliano Sala a été retrouvé, en même temps que l'épave de l'avion privé qui le transportait de Nantes à Cardiff le 21 janvier dernier. Son pilote David Ibbotson, lui, reste toujours porté disparu. 

Cela n'empêche pas les investigations de se poursuivre. Comme le révèle la BBC, les enquêteurs de l'ACA (Air Charter Association) se penchent plus particulièrement sur plusieurs vols effectués de décembre à janvier, jusqu'au crash fatal. Tous ont été chapeautés par Willy McKay, l'agent contesté qui a conclu le deal entre les deux clubs.

"Willy McKay a répété qu'il avait payé pour organiser ces voyages. Nous avons fait des recherches sur tous ces vols et nous sommes plus inquiets que jamais concernant le fait que tous posent question", indique Dave Edwards, chef exécutif de l'ACA. "Il y a suffisamment de preuves circonstanciées pouvant nous inciter à pousser les autorités à faire des investigations complètes pour savoir si les vols précédents étaient conformes." 

Des vols illégaux

Six vols sont concernés par cette enquête approfondie. Ils ont notamment été pris par Neil Warnock, manager de Cardiff, avec son adjoint Kevn Blackwell, Willie McKay et Mark McKay pour superviser ou rencontrer le joueur. Sala, lui, était dans les deux derniers les 18 et 19 janvier, pour aller passer sa visite médicale puis rentrer sur Nantes.

D'après la BBC, tous ces vols avaient été enregistrés comme "aviation générale", soit des vols privés plutôt que commerciaux. Aucun ne disposait d'un certificat d'exploitation aérienne (AOC), délivré par l'autorité de l'aviation civile du Royaume-Uni (CAA) pour de tels vols. Ce document - payant - fournit un cadre et une structure -notamment en matière de sécurité- aux compagnies aériennes. Sans ce précieux sésame, les vols peuvent donc être considérés comme illégaux. Raison pour laquelle ils sont à moindre coût, mais sans doute plus dangereux...