Cette analyse complémentaire à l'autopsie a été menée par le parquet de San Isidro (est) pour s'assurer qu'aucune négligence ou imprudence n'a été commise dans les soins apportés à l'idole argentine de Naples, alors que son chirurgien est visé par une enquête pour homicide involontaire.

Le document publié par le parquet précise que Maradona souffrait d'une cirrhose, d'une insuffisance et de problèmes rénaux, ainsi que de nombreux troubles cardiaques et artériels.

Aucune trace d'alcool ou de stupéfiants n'a été décelée dans le sang ou l'urine du vainqueur de la Coupe du Monde 1986. Les analyses toxicologiques ont en revanche révélé la présence dans son organisme de plusieurs traces de médicaments, dont un antidépresseur.

"Ce qui apparaît est aussi important que ce qui n'apparaît pas dans ces analyses de laboratoire. A première vue, elles confirment que Maradona a reçu des psychotropes mais aucun médicament pour ses problèmes de coeur", a commenté un des enquêteurs auprès de l'agence Telam.

L'autopsie réalisée le jour de la mort de l'ancien footballeur avait conclu qu'"un oedème pulmonaire aigu", une "insuffisance cardiaque chronique" et une "myocardiopathie" avaient causé son décès.

Les résultats des analyses complémentaires à l'autopsie ont été publiés alors que les causes du décès de l'idole argentine de Naples font encore l'objet d'un vif débat. Son chirurgien Leopoldo Luque et sa psychiatre Agustina Cosachov sont notamment dans le viseur de la justice.

Accusé par trois filles de Maradona pour sa gestion des problèmes cardiaques de leur père, Luque, qui avait opéré Maradona d'un hématome au cerveau trois semaines avant sa mort, s'était défendu fin novembre.

"Vous voulez savoir de quoi je suis responsable? De l'avoir aimé, de m'être occupé de lui, d'avoir prolongé sa vie, de l'avoir améliorée jusqu'à la fin", avait déclaré le docteur lors d'une conférence de presse télévisée.