L'ex-Standardman a apprécié le caractère mais aussi le côté humain de Sergio Conceição

MOLENBEEK Eric Deflandre a rejoint Sclessin quelques semaines avant Sergio Conceição. Il fut un de ses plus proches équipiers, sur le terrain mais aussi dans le vestiaire. D'autant qu'ils se partagèrent le brassard de capitaine ces trois dernières saisons.

"Il n'était pas le seul leader du vestiaire, nous étions quatre ou cinq" , précise le néo-Molenbeekois. "Très vite, nous nous sommes rendu comp- te que notre Portugais était doté d'un caractère... fort. Il possédait le don de pouvoir galvaniser ses partenaires, souvent en criant très fort. C'était sa méthode; d'autres s'imposent naturellement par leur travail sur le terrain."

Si notre interlocuteur ne fut jamais heurté par les discours forts de Sergio, ce ne fut pas toujours le cas de l'ensemble du vestiaire.

"Dans le chef des jeunes, je suis persuadé que certains faisaient un blocage; ils pouvaient même avoir peur... Maintenant, chaque personnalité est différente et une grosse gueulante dans l'intimité d'un vesti- aire n'a jamais fait de tort. À partir du moment où on affiche un esprit positif, ces sévères remontrances aident dans une progression."

"On pouvait ressentirce vide familial qu'il déplorait"

En dehors du stade, Eric et Sergio ont découvert qu'ils avaient pas mal de points communs.

"Chaque fois qu'une sortie était programmée avec les joueurs, nous faisions toujours partie des quatre ou cinq derniers à lever le camp. Il avait un côté humain très attachant. On pouvait notamment ressentir ce vide familial qu'il déplorait vu qu'il était éloigné de sa famille. D'autant plus qu'il entretient des liens très étroits avec ses proches puisqu'il a été marqué très jeune par la disparition de son père. Et quand on sait l'importan- ce que la famille peut avoir sur la vie d'un footballeur..."



© La Dernière Heure 2007