Le 31 mars dernier, le latéral ivoirien Emmanuel Eboué était suspendu par la Fifa pour une durée d'un an.

A l'origine, l'ex-Gunner d'Arsenal était en délicatesse avec son ancien agent, Sébastien Boisseau, à qui il devait environ un million de livres. En réaction à ce litige entre les deux hommes, la Fifa a donc condamné Emmanuel Eboué à une suspension d'un an. Lorsque son club de Sunderland a pris acte de sa sanction, il a décidé de mettre fin au contrat les unissant par la même occasion... l'Ivoirien n'était là que depuis 22 jours.

Depuis tout semble aller de mal en pis pour le joueur africain, d'autant plus depuis les disparitions tragiques de son grand-père, emporté par un cancer, et de son frère N'Dri Serge décédé dans un accident de moto courant du mois d'octobre. Emmanuel Eboué n'est depuis lors plus que l'ombre de l'homme qu'il était, comme il l'a confié à nos confrères du Telegraph. "Il arrive régulièrement que je n'éprouve pas l'envie de me lever du lit... J'ai même pensé au suicide, je voulais en finir avec la douleur que je ressens. Heureusement, ma famille me permet de rester fort. C’est à eux que je dois penser, mais si j’étais seul, je m’inquiète de ce que j’aurais pu me faire."

Notamment épaulé par ses amis d'avant en sélection, Didier Drogba et Romaric, l'ancien joueur de Galatasaray regrette d'avoir perdu le lien qui l'unissait à Kolo Touré, avec qui il discutait régulièrement. "Bien sûr, c’est décevant. Je croyais que notre amitié était plus forte. On se doit d’être amis dans les moments difficiles. Mais c’est la vie. J'essaie de la prendre du bon côté."

Du côté de la Fédération ivoirienne de football, le son de cloche est similaire: aucun signe depuis un long moment. Quoi qu'il en soit, Emmanuel Eboué verra sa sanction levée fin mars 2017. A 32 ans et avec un C.V. aussi étoffé que le sien, nul doute que des courtisans se manifesteront sur le seuil de sa porte, lui qui continue de s'entraîner avec le club amateur d'Enfield Town. Et puis, comme le dit le proverbe, "L'éléphant meurt, mais ses défenses demeurent."