René Hidalgo et les investisseurs italiens ont quitté l'UR Namur

SALZINNES Le Conseil d'Administration de l'UR Namur a profité de l'annonce relative à la fin des négociations avec les repreneurs/investisseurs italiens pour confirmer le départ de René Hidalgo. Le départ des Italiens a soulagé ceux qui n'accordaient aucune crédibilité à cette piste. Avec le recul qui s'impose, reconnaissons une double réalité : si les Transalpins n'ont rien fait de bien à l'UR Namur, ils n'ont rien fait de mal non plus. "Les négociations ont bien été rompues. Ils deviennent des interlocuteurs comme les autres, c'est-à-dire que nous n'entretenons plus de contacts privilégiés ", affirmait le président Baudart hier matin. Le dossier est-il clôturé définitivement ?

Pas tout à fait : les joueurs amenés resteront au moins affiliés jusqu'au mercato . Donc, au moins jusque-là, même si les joueurs ne sont pas appelés, ils demeureront dans le giron du club. Voilà au moins un motif de nouvelles rencontres. Ne fût-ce qu'à l'occasion de formalités administratives. La seconde annonce formulée a trait au limogeage de René Hidalgo. Nul ne lui reprochera un manque d'investissement et sa volonté de proposer un football attractif. Cependant, le coach chilien ne faisait clairement plus l'unanimité autour de son nom. S'il est sacrifié, après une saison et quelques matches, ce n'est pas uniquement sur l'autel des résultats. La communication ne passait plus. Kurt Jacob, son adjoint et détracteur, reprendra provisoirement l'équipe en charge avec le soutien de Bukran. Sorti blessé à Louvain, il souffre de la cheville. Il est écarté des terrains pour trois semaines. De quoi laisser au Conseil d'Administration le temps de la réflexion. "Nous voulons le prendre" , conclut Jean-Claude Baudart.



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