"Non, tu ne joues pas bien": l'Edito au vitriol d'un média espagnol sur Eden Hazard

Après sa sortie en boite de nuit, Eden Hazard est encore décrié en Espagne.

"Non, tu ne joues pas bien": l'Edito au vitriol d'un média espagnol sur Eden Hazard
©BELGA

Dans un sens comme dans l'autre, tout va toujours très vite en football. Mais en Espagne peut-être plus qu'ailleurs. Et ce n'est pas Eden Hazard qui vous dira le contraire. Ce vendredi, un commentaire particulièrement dénigrant a été écrit dans le média AS. Son auteur est Carlos Carpio qui est journaliste pour nos confrères. "Non Hazard, tu ne joues pas bien", titre-t-il.

En début de saison, l'ensemble de la presse espagnole était plutôt enthousiaste à l'idée de retrouver le vrai Eden Hazard. Son opération à la cheville, le transfert avorté de Mbappé dans la capitale et ses déclarations en fin d'année dernière allaient relancer le joueur formé au LOSC? "Madridistas, je suis ici depuis trois ans avec beaucoup de blessures et de problèmes. Mais l'année prochaine, je vais tout donner pour vous !", s'était-il écrié devant une foule qui l'acclamait. "Eden Hazard a une nouvelle fois haussé le ton. Cette fois, ses mots ont été décevants. Surtout pour les supporters madrilènes qui, le 29 mai, avaient espéré que la renaissance du Belge était encore possible. Aujourd'hui, ils savent que ce n'est pas le cas", estime le journaliste.

Quelques mois plus tard après ce discours, l'ambiance est effectivement différente. Auteur d'un but et d'une passe décisive en Ligue des champions contre le Celtic, le numéro 10 des Diables a retrouvé le banc après l'une ou l'autre prestation plus insipide. Et ce malgré l'absence de Karim Benzema. Ancelotti lui préférant désormais Rodrygo pour occuper l'axe. Une nouvelle désillusion pour le capitaine de la Belgique.

D'autant plus qu'il n'a pas brillé avec l'équipe nationale non plus. Surtout face aux Néerlandais où le Brainois a été l'ombre de lui même. "Hazard a franchi une étape décisive sur la voie de son déclin sportif : celle de l'auto-illusion", ajoute le journaliste. "Un chemin que d'autres, comme Kaka ou Bale, ont déjà emprunté dans leurs dernières années, et dont on ne peut plus revenir en arrière. Le jour où, au lieu de vous battre pour inverser la réalité que vous vivez, vous commencez à vous mentir à vous-même, en refusant de l'accepter, vous êtes perdu."

Après la victoire face aux Gallois, Eden Hazard avait eu quelques mots à propos de sa situation au Real. "Je me sens bien au Real Madrid, c'est juste que je ne joue pas", avait-il affirmé aux micros de RTL. "Quand je joue, je joue bien. Je sais que je peux toujours faire plus mais comme je l'ai déjà dit, en prenant le rythme je redeviendrais le Eden Hazard qu'on a déjà connu."

Pour le journaliste, Eden Hazard se voile la face. "C'est une vieille formule qui consiste à profiter de la distance d'être avec son équipe nationale pour critiquer, de manière plus ou moins voilée, le manque d'opportunités que lui donne le coach. Comme si le problème d'Eden était avec Ancelotti plutôt qu'avec lui-même." Il souligne également la "difficulté de passer d'une star mondiale à ne même pas être dans les cinq changements de l'entraîneur... Mais dire que lorsqu'il joue, il joue bien, ce n'est pas lui rendre service."

La conclusion est également révélatrice de l'état d'esprit de la presse espagnole envers l'ancien joueur de Chelsea. "Depuis trois ans, Hazard n'est même plus l'ombre de lui-même. Il est redevable envers le Real Madrid de l'avoir gardé. Le moins qu'il puisse faire est de ne pas causer (plus) de problèmes."

Avec la presse espagnole, il faut toujours se méfier. Elle peut vous encenser un jour (comme lors de sa prestation contre le Celtic) pour vous poignarder le lendemain (comme lors de sa prestation suivante contre Mallorca). Sur le fond, c'est un fait, Eden n'est pas encore redevenu Hazard. Mais il manque de rythme pour se retrouver totalement. Les blessures semblent loin. Ce qui est une excellente nouvelle mais seules des minutes feront revenir les sensations. D'autant plus qu'il n'y aura pas de préparation avant la Coupe du monde. En revanche, difficile de critiquer les choix d'Ancelotti. Un entraîneur qui gagne a toujours raison... et l'Italien a remporté ses neuf rencontres depuis le début de la saison. Aucune raison de changer son fusil d'épaule donc.

Enfin, dire qu'Eden Hazard est un "problème" est totalement faux. Dans le vestiaire du Real, il est absolument adoré par tous ses coéquipiers. Il ne représente aucunement un danger pour l'équilibre du groupe. Et c'est en partie pour cela que le numéro merengue est resté à la Casa Blanca cet été.

Coupe du Monde

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be