Succession de Roberto Martinez : la presse flamande n’a qu’un nom à la bouche

Nos confrères flamands ont laissé leurs consultants se mouiller au sujet du futur sélectionneur des Diables rouges.

 Les adieux de Roberto Martinez à son Eden Hazard chéri.
Les adieux de Roberto Martinez à son Eden Hazard chéri. ©BELGA

La Coupe du monde 2022 est déjà terminée pour la Belgique, précipitant la fin de l’ère Martinez. Au lendemain d’une élimination douloureuse, les médias du nord du pays n’ont pas failli à leur réputation. Si les journaux francophones s’attardent avec émotion sur les larmes de Romelu Lukaku et l’annonce du départ du sélectionneur, la froide analyse et le pragmatisme flamands ont parlé, se tournant déjà vers l’avenir et le successeur de l’Espagnol.

Dans le Nieuwsblad, René Vandereycken (ex-sélectionneur et consultant du quotidien) réclame la fin du temps où le directeur technique et le sélectionneur sont la même personne : “Une situation absurde”, juge-t-il. “Michel Preud’homme pourrait prétendre à ces deux postes mais si la Fédération travaille avec lui, elle doit le faire uniquement pour une de ces deux fonctions.”

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Le Laatste Nieuws fait un lobbying plus intense : “Si je peux donner un conseil à la Fédération : appelez Michel Preud’homme”, risque Marc Degryse, consultant très respecté en Flandre. “MPH a ouvert la porte dans une interview avec Humo, dans laquelle il a déclaré que l’Union belge pouvait toujours l’appeler. Il faut lui demander s’il veut devenir entraîneur national ou directeur technique. Vous ne trouverez pas une personne plus appropriée.”

Et Degryse de dresser la liste des qualités de Preud’homme : “Il sait comment ça marche chez les Diables Rouges, est accepté tant par les Flamands que par les Wallons et a un énorme palmarès. Avec tout le respect que je dois à Martínez et Thierry Henry, un entraîneur national belge avec plus d’attaches aux Diables rouges me semble important. Quelqu’un avec un style différent et un caractère plus direct. Un entraîneur qui ose appeler les choses comme elles sont, car la communication toujours positive de Martinez m’a dérangé. Ce n’était plus crédible.” Vercauteren, Clement et Vanhaezebrouck sont cités comme plans B potentiels.

Des Diables poussés vers la sortie

Toujours dans le Laatste Nieuws, le responsable football Niels Poissonnier ne cite pas de potentiels successeurs de Roberto Martinez mais il avance ceci : “Le prochain sélectionneur doit oser dire : 'Jan, Dries, Axel, Toby… c’était super. Merci pour toutes ces merveilleuses années. Pour votre dévouement. Mais maintenant, c’est à la génération suivante de jouer.'”

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Notre confrère regrette que Roberto Martinez était devenu trop “fidèle au passé, conservant ceux qui lui ont apporté la troisième place en Russie.” Et il précise toutefois que voir Toby Alderweireld rester pour encadrer la relève en défense est une possibilité.

Plusieurs qualités requises

Dans le Nieuwsblad, le responsable de la rubrique football Ludo Vandewalle dresse la liste des qualités requises pour devenir sélectionneur de la Belgique : “Il faut avoir de l’expérience et des résultats”, tranchent d’abord nos confrères. Ce qui semble, déjà, refroidir les pistes menant à Thierry Henry et Thomas Vermaelen. “Il doit aussi avoir prouvé qu’il peut diriger les meilleurs joueurs et qu’il peut travailler avec la grande variété d’experts qu’on retrouve dans le football d’aujourd’hui.”

D’autres qualités semblent primordiales : “Le nouveau sélectionneur devra avoir prouvé qu’il entretient une culture sportive de haut niveau, être un communicateur fort et ouvert et être un rassembleur entre les générations. Il devra aussi démontrer sa capacité à travailler dans la structure mise en place par la Fédération belge.”

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