La DH , Paris Match et la RTBF ont réuni une exceptionnelle brochette de Diables Rouges

BEERSEL “M. Plaskie, vous m’avez fait rêver. C’est en vous voyant jouer que j’ai commencé à aimer le foot.”

Au micro de Rodrigo Beenkens, la voix de Michel Renquin chevrote. L’ancien défenseur central anderlechtois de la première grande époque du Sporting tressaille sous l’hommage.

Quatorze ans séparent les deux anciens internationaux, mais l’invitation lancée par Paris Match, la RTBF et la DH dans le cadre prestigieux de la Brasserie Kasteel de Beersel, désormais gérée par Danny Ost, a contribué à jeter un pont entre toutes les générations.

Sous l’amical mais incisif parrainage d’un Eddy Merckx en forme et en présence du coach fédéral actuel, les anciens Diables Rouges s’étaient réunis nombreux pour évoquer la belle épopée de leurs successeurs, parfois lointains. Rodrigo Beenkens avait actionné son boulier compteur : “Nos invités ont enfilé 689 capes, inscrit 72 buts, disputé 20 Coupes du Monde et chaussé 6 Soulier d’Or” , s’est-il exclamé, en prélude à une présentation subtile et personnalisée de chacun des invités.

L’initiative, qui reliait Odilon Polleunis à Johan Walem, Mbo Mpenza à Jean Cornelis, Christian Piot à Gert Verheyen était heureuse. Elle a été appréciée.

S’ils se connaissaient tous – du moins de réputation –, si les anecdotes, toujours savoureuses, ont fusé, égayant la chaleureuse réception, les plus jeunes se sont toujours adressés à leurs aînés avec respect, en les voussoyant souvent. Les anciens qui avaient réveillé leur esprit frondeur, étaient en verve. Ils ne se sont pas embarrassés de politesse. Amusants, faussement caustiques, ils n’ont pas cessé de s’asticoter : “Renquin m’a fait perdre dix ans de ma vie !” s’est exclamé Christian Piot, en voyant arriver celui qui est devenu son concitoyen dans la banlieue de Liège. Redevenant sérieux, l’ancien gardien légendaire du Standard avoua, plus tard : “J’espérais revoir Erwin Vandendaele.”

Ce sera pour une autre fois. Renquin, lui, aurait aimé remercier le Molenbeekois Maurice Martens : “Il a facilité mon intégration chez les Diables .”

Walter Baseggio confia : “Jean Cornelis fut mon entraîneur. J’étais extérieur gauche. Il m’a déplacé dans l’entrejeu...”

Tous ces anciens internationaux ont surtout évoqué les Diables actuels. Ils avaient beaucoup à en dire. Retrouvez-les, pour connaître leurs avis, dans notre édition du dimanche 31 mars...



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