Comme en 2018, les Diables de Roberto Martinez ont réussi un 9 sur 9 en phase de groupes. De quoi s'assurer la première place et un statut de protégé, sur papier, en vue des huitièmes de finale.

Mais dans les faits, il y aura plusieurs éléments perturbateurs pour ce huitième de finale. Celui-ci se jouera à Séville, ce dimanche 27 juin, à 21 heures. La météo et le terrain de Séville pourraient être un frein au beau jeu puisque la pelouse du stade olympique, très sèche, a été la plus décriée depuis le début de l'Euro. Et la météo annoncée dimanche, avec des températures proches de 40 degrés et encore supérieures à 32 degrés à 21 heures, pourrait également effrayer les Diables.

Le staff de Roberto Martinez, et notamment les analystes vidéos, devront pour leur part attendre mercredi soir pour commencer à étudier l'adversaire. Car on ne le connaîtra pas avec certitude avant cela. On le sait, les quatre meilleurs troisièmes seront repêchés en huitièmes de finale (c'était d'ailleurs le cas du Portugal, vainqueur final en 2016) et c'est contre l'un d'eux que la Belgique jouera son prochain match. 


La Suisse qualifiée, une bonne affaire pour les Diables

En reléguant la Finlande à la troisième place du groupe avec un goal average négatif, la Belgique a indirectement qualifié le Danemark mais aussi... la Suisse. Au classement des meilleurs troisièmes, les Suisses devancent en effet l'Ukraine et la Finlande, ce qui leur assure déjà une place au prochain tour.

Les Diables se sont également rendu service à eux-mêmes puisque qualifier le troisième du groupe A leur permet de diminuer drastiquement leurs chances d'affronter le troisième du groupe de la mort en huitième de finale. En effet, les nations repêchées seront réparties en fonction des groupes dont elles sont issues. Et parmi les 15 scénarios initialement possibles, on peut effacer les cinq qui concernaient une élimination du troisième du groupe A (la Suisse). Quatre de ces cinq scénarios envoyaient le vainqueur du groupe B (la Belgique) affronter le troisième du groupe F (probablement la France, l'Allemagne ou le Portugal). En résumé, la Belgique n'a plus 5 chances sur 15 (33%) d'affronter un ténor en huitième de finale mais seulement une sur dix. Vous suivez toujours ? 

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Sauf cataclysme, le troisième du groupe F restera devant la Finlande et l'Ukraine au classement des meilleurs troisièmes et on peut donc se concentrer, sans prendre trop de risque de se tromper, sur les six scénarios qui incluent le troisième du groupe F et celui du groupe A. Et si l'on veut se projeter un peu plus, on peut même prendre le risque de favoriser les scénarios dans lesquels le troisième du groupe B est éliminé, puisque la Finlande, avec trois points et un goal average de -2, est en position défavorable.

Cela nous permet d'isoler les trois scénarios les plus probables. L'un opposerait les Diables au troisième du groupe F, le fameux groupe de la mort, et les deux autres concernent le groupe E (Suède, Slovaquie, Espagne et Pologne). Avec l'Espagne à éviter à tout prix, surtout devant son public à Séville...

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Pour conclure, signalons que les Diables affronteraient ensuite le vainqueur d'Italie-Autriche en quart de finale.