Au Heysel, les Diables Rouges actuels attirent en moyenne 12.000 spectateurs de plus qu’avec René Vandereycken !

BRUXELLES Un ticket pour les Diables ? Cela devient une denrée précieuse. L’enthousiasme des supporters pour notre équipe nationale s’est très vite traduit par une ruée sur la billetterie de l’Union belge, qui peut se frotter les mains…

Pour mesurer cet engouement populaire pour les Diables, nous avons comparé les assistances de leurs matches disputés au stade Roi Baudouin depuis sa rénovation. La tendance est très claire (voir infographie ci-dessous) : sous l’ère Wilmots, les Diables ont attiré 38.423 spectateurs de moyenne quand ils jouaient à Bruxelles !

Pour retrouver une moyenne aussi haute, il faut remonter à l’époque... d’André Vandeweyer, sélectionneur entre 1955 et 1957. À l’époque, le Heysel recevait régulièrement plus de 50.000 spectateurs, avec une pointe à 59.299 contre la Hongrie (5-4), en 1956.

La capacité du stade bruxellois a nettement diminué depuis lors et les chiffres actuels représentent donc bel et bien un pic historique.

Les statistiques de fréquentation montrent qu’après le Mondial 2002, les Belges avaient continué à suivre les Diables d’assez près, avec une moyenne tournant autour des 30.000 personnes sous Waseige et sous Anthuenis. Avec Vandereycken, l’assistance s’est effondrée, l’absence de jeu et de résultat n’aidant pas. Contre la République tchèque, en 2007, le stade Roi Baudouin avait accueilli seulement 8.000 personnes… dont, sans doute, de nombreux invités.

Dick Advocaat n’était pas resté assez longtemps pour inverser la tendance. C’est sous Georges Leekens que les Diables ont réussi à faire revenir plus de gens au stade.

La moyenne d’assistance a alors continué à monter avec Wilmots. Afficher sold out alors que l’adversaire est la… Macédoine, c’est une vraie performance. En terme de ticketing, en tout cas.




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