On a beaucoup parlé de Zakaria Bakkali avant le match décisif en Croatie. Mais le jeune homme était tout en bout de banc à Zagreb vendredi. Il n’avait même pas de toit pour se protéger. "Il n’y avait pas assez de place et j’étais trempé", sourit-il. Mardi, il pourrait bien faire ses grands débuts.

Ne serait-il pas mieux d’obtenir votre première cape lors d’un match avec bien moins de pression comme mardi face au Pays de Galles ?  
"Non, j’étais prêt aussi en Croatie. J’étais chaud pour rentrer et je le serai encore mardi."

On vous sent déjà bien intégré dans le groupe. "Oui, c’est le cas. Je suis le petit dernier et je suis le chouchou. On vient souvent me parler. Je reçois beaucoup des conseils des grands (sic)."  

De qui en particulier?   "Nacer (Chadli), Axel (Witsel), Eden (Hazard) et d’autres encore. J’essaie de parler avec tout le monde." Vous êtes bilingue français-néerlandais, cela facilite donc encore l’intégration. "Oui, grâce à mon transfert précoce (NdlR: il avait 13 ans) au PSV."  

Et le bizutage, pas trop dur?  "J’ai juste dû chanter devant tout le monde. J’ai choisi ‘Désolé’ de Sexion d’Assaut."

À peine arrivé dans ce groupe et vous voilà déjà qualifié pour une Coupe du Monde.   "Axel Witsel m’a fait la même réflexion. Il m’a dit que lui et les autres Diables galéraient depuis des années pour y arriver et que moi j’y étais à peine arrivé. Même pas eu besoin d’une minute de jeu. Magnifique, non (rires)?"  

Pensez-vous déjà cette Coupe du Monde?   "Oui, oui. J’y crois vraiment."  

Le groupe est large et la concurrence sévère, surtout à votre position.   "Je sais mais cela passe par une grosse saison avec le PSV." À Eindhoven, vous jouez sur le flanc droit alors qu’on vous voit plutôt à gauche. 

Pas trop compliqué? "Je peux jouer en numéro 10, à droite, à gauche. Je peux jouer partout."