Benteke se félicite de la rapidité de son intégration, humaine et sportive, à Villa

BRUXELLES Christian Benteke a beau avoir forcé son départ du Racing Genk, il n’a pas attisé de rancœur dans le chef de ses anciens équipiers : “Vossen et moi avons beaucoup conversé, ces jours derniers. Jelle m’a demandé comment se passait mon intégration à Aston Villa. Je me suis réjoui pour lui qu’il ait retrouvé le chemin des filets. Jelle est un vrai pro et la correction même.”

Le grand attaquant des Diables ne regrette vraiment pas d’avoir sauté le pas : “Je suis déjà bien intégré. Le club met tout en œuvre pour que nous nous sentions bien en dehors du terrain. Les joueurs ne vivent pas loin les uns des autres. Mes parents vont venir me rejoindre dans l’appartement que j’ai trouvé.”

Sur le plan sportif, Christian Benteke a le sentiment d’avoir, déjà, bien mûri : “Je suis fier de mon parcours. J’ai beaucoup bourlingué dans ma jeune carrière. Mais j’étais toujours passé d’un club belge à un autre club belge. Ici, j’ai déménagé dans un autre pays dans l’espoir de creuser mon trou dans le plus grand pays de football d’Europe à côté de l’Espagne. Je me sens fier de m’être déjà bien adapté.”

Le buteur des Diables cherche à étoffer son registre : “Je m’adonne à un travail spécifique d’attaquant. Je sais que je dois me montrer plus présent dans les duels. Plus dur dans le grand rectangle. Plus méchant. Les défenseurs anglais sont là pour faire mal. On assure que les défenseurs serbes sont costauds. Pas de problème: si je joue, je serai prêt.”

Christian Benteke a bien disséqué son jeu : “Je me rends compte que si je me crée beaucoup d’occasions, je ne les concrétise pas suffisamment. Je ne néglige pas mes points forts, mais je m’applique à gommer mes lacunes. J’ai ainsi déjà progressé dans la conservation du ballon. J’évolue souvent dos au but. Une de mes tâches consiste à conserver le ballon dans l’attente du secours qui doit venir de la ligne médiane.”

Christian Benteke s’imposera-t-il un jour comme un élément indiscutable ? L’intéressé sourit, sceptique : “J’ai l’impression que je susciterai toujours le doute. J’ai l’impression que mon style dérange. Je m’en moque. Je m’aguerris mentalement. Je ne suis pas là pour plaire aux gens mais pour me montrer le plus efficace possible. Les gens sont très exigeants avec moi. À Courtrai, à Malines, on ne me blâmait pas quand je loupais des occasions. Ce n’est plus le cas.”

À la question de savoir s’il préfère évoluer dans un système à un ou à deux attaquants, Christian Benteke botte en touche : “Je laisse le coach décider...”



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