La Grèce devrait devoir se passer des services de son meilleur attaquant ce dimanche.

Accrochée par l’Estonie, la Grèce doit une revanche à ses supporters. Pourtant, le sélectionneur local ne donne pas le sentiment de vouloir mettre les Diables Rouges sous pression. Son plan d’attaque, à en croire ses déclarations, sera de bien défendre et de placer des contres. "Nous avons du mal à nous créer des occasions face à des adversaires de plus petite renommée. Peut-être que ce sera plus simple pour nous face à une nation comme la Belgique" , dit Michael Skibbe, l’entraîneur allemand de cette sélection grecque. "Nous avons quand même bien joué face à des équipes comme l’Australie, les Pays-Bas, la Belgique et la Bosnie. Dimanche, je pense que nous aurons davantage d’espace pour placer nos contres."

Le schéma de jeu semble donc très clair. "Placer des attaques en quatre ou cinq secondes", décrit-il. "Nous devrons jouer plus agressivement, d’autant que nous évoluons devant nos supporters. Nous devons croire en notre force car nous avons réalisé de bons résultats durant dix-huit mois. Je rappelle, tout de même, que nous avons connu pas mal de malchance à Bruxelles car nous avons longtemps mené au score. Nous serons prêts car nous voulons aller en Russie l’été prochain."

Le discours est positif, teinté d’un certain patriotisme. Mais Michael Skibbe devrait se passer des services de son meilleur attaquant, Konstantinos Mitroglu. L’auteur du but grec au stade Roi Baudouin vient à peine de finaliser son transfert à Marseille et n’est pas totalement en forme sur le plan physique. "Je garde un peu d’espoir", a tenté de cacher le sélectionneur. Ce serait un vrai coup dur pour cette équipe qui a démontré, jeudi dernier, ses grandes difficultés à se montrer concrète lorsque son meilleur élément offensif n’était pas sur la pelouse.