Le dernier Diable Rouge engagé en Ligue des Champions n’a cessé d’évoluer depuis son arrivée en Espagne.

Son mentor est très content du travail accompli jusqu’ici. Arrivé en Espagne lors de l’été 2015, Yannick Carrasco avait tout à apprendre. Mais en presque deux saisons, le Diable s’est métamorphosé pour devenir un joueur made by Diego Simeone. Pourtant, débarquer dans une équipe d’El Cholo n’est pas simple. Au départ, il a dû beaucoup travailler. "Certains arrivent en étant des enfants", déclarait, en octobre, Simeone. "Ils prennent de la maturité et ils deviennent des hommes, comme Carrasco."

Et la semaine dernière, l’entraîneur argentin a salué le travail réalisé par un de ses joueurs favoris. "Depuis son arrivée, il s’est énormément développé", dit El Cholo. "La saison dernière, il y avait moins de buts . Il n’avait pas cette continuité sur le terrain, il y avait moins d’intensité."

Carrasco est donc rapidement devenu un vrai produit de Diego Simeone. "Comme d’autres, il a d’abord mis quelques mois à s’acclimater, explique Thomas Chatelle. Il a, aussi, dû comprendre et digérer le travail physique. Mais c’est époustouflant son acclimatation."

"Il a eu les mêmes maux que Griezmann quand il est arrivé à l’Atletico, poursuit Alex Teklak. Ce n’étaient pas des efforts qu’il avait l’habitude de faire à Monaco. Désormais, il possède cette abnégation qui caractérise tous les joueurs de l’Atletico."

Au final, le Diable a rapidement trouvé sa place dans le onze de base. "Son abatage en perte de balle, ses récupérations, c’est cela qu’il a le plus appris", souligne Alexandre Teklak.

"C’est incroyable de voir à quel point il est complet aujourd’hui", s’étonne même Thomas Chatelle. "Il a évolué à tous les niveaux."

Désormais, le Diable est attendu au tournant. "Est-ce qu’il ne paye pas un peu tout le travail réalisé jusqu’ici ?, se demande l’ex-Anderlechtois. Pour lui, tout sera une question de digérer tout cela et de continuer sur cette lancée. On ne se rend pas compte de l’énorme pas en avant qu’il a fait."

"Jusqu’à présent, il n’a joué que dans des clubs qui jouent plutôt le contre", remarque l’ancien Mouscronnois. "Pour moi, il doit encore montrer qu’il peut s’imposer dans une équipe qui domine. En équipe nationale, par exemple, il cherche souvent à faire rapidement la différence et à rentrer sur son pied droit. Il est moins un joueur de combinaisons que ne l’est Hazard. Son jeu est parfois un peu surchargé, trop formaté."

Il aura l’occasion de prouver le contraire ce mercredi soir contre Leicester…