Plutôt discret dans les médias, Yannick Carrasco a pris le temps de répondre aux questions de la RTBF. Les Diables se rassemblent à la fin du mois pour deux rencontres contre l'Irlande et le Burkina Faso. Deux confrontations qu'il ne devrait pas disputer. En effet, Roberto Martinez a d'ores et déjà annoncé qu'il sélectionnerait que des joueurs avec moins de 50 caps. Avec 54 sélections au compteur, le joueur formé à Genk en Belgique n'entre pas dans les clous.

Un choix du Catalan qu'il comprend complètement: "Pour moi, c’est quelque chose de positif car je peux comprendre que les petits jeunes de 18-19 ans se disent qu’il n’y a pas de place chez les Diables rouges car ils ont une équipe extraordinaire. Là, ça leur permet de pouvoir se montrer pour essayer de gratter une place pour la Coupe du monde." S'il va certainement faire l'impasse sur le prochain rassemblement donc, le Diable va devoir prendre ses responsabilités. Plus que jamais, on devrait avoir besoin d'un grand Carrasco lors de la prochaine Coupe du monde.

Cadre de l'équipe nationale, l'ailier aura un rôle clé à jouer avec les méformes de joueurs très importants comme Eden Hazard ou Romelu Lukaku. Une situation qui ne fait pas peur au Colchonero. "Ça ne m’inquiète pas trop", a-t-il commencé. Avant l’Euro, Axel était blessé pendant très longtemps et était revenu au top pour l’Euro. Ce n’est pas parce qu’on a une moins bonne période en club que cela sera la même chose en sélection. C’est un autre environnement avec un côté familial. Justement, ils auront plus d’envie et de motivation car cela leur permet de se remontrer et de montrer que ce sont des joueurs importants dans le monde du foot."

"On doit parfois être plus roublards"

YC21 a été de toutes les compétitions depuis 2016 avec les Diables. Lors du dernier Euro (comme à la Coupe du monde d'ailleurs), il avait commencé titulaire avant de glisser sur le banc. Il avait notamment regardé du banc de touche la défaite contre la Squadra en quart de finale. "Le talent on en a tous", tranche-t-il en évoquant ce souvenir difficile. "Mais parfois il faut des hommes ou de l’intelligence à faire une faute au bon moment, être un peu plus vicieux, roublard."

La qualité des Diables est donc également un défaut dans le jeu. "Ce n’est pas notre personnalité d’être plus suffisant. Dans le monde, partout où on va, les gens adorent les Belges. C’est aussi ça qui fait la beauté de notre pays. On est contents avec tout, on n’est pas envieux ni rageux, on s’entraide entre nous. On doit garder cette identité-là, même sur le terrain en étant respectueux et fair-play. Mais voilà, à certains moments, il faut être plus intelligent dans le fait de jeu mais on n’a pas besoin d’être arrogants. Ce n’est pas une fierté d’être comme ça."