Diables Rouges En 2015/2016, l'attaquant des Diables avait vécu une année difficile à Liverpool.

Il fut un temps où on parlait de Christian Benteke toutes les semaines. Et pour cause, le solide avant-centre empilait les buts sous le maillot d'Aston Villa. Avec une cinquantaine de pions en une centaine de matches disputés, l'attaquant était celui qui maintenait les Villans en Premier League, saison après saison.

Mais l'idylle a pris fin en 2015, quand Liverpool et Brendan Rodgers ont choisi le Belge pour remplacer un certain Luis Suárez, parti à Barcelone un an plus tôt et qui n'avait jamais été remplacé par Rickie Lambert, ni par Mario Balotelli. Le Nord-Irlandais appréciait le style physique du Diable, très à l'aise dans les airs et devant le but. La preuve que les Reds semblaient compter sur lui ? Leur direction n'avait pas hésité à claquer plus de quarante-cinq millions d'euros pour l'attaquant.

Las, en octobre de la même année, le coach quittait Anfield et laissait sa place à Jürgen Klopp. Un entraîneur qui n'était quant à lui pas très sensible aux qualités de Benteke. Titulaire sous Rodgers, celui-ci avait par la suite dû se contenter d'allers-retours entre le banc, l'infirmerie et de temps à autre le terrain. 

"J'avais bien démarré la saison, mais Rodgers était déjà sous pression suite à la fin de la saison précédente, car son équipe avait failli gagner le championnat", s'est remémoré le joueur, aujourd'hui âgé de vingt-huit ans, pour SportBible. "Puis Klopp est arrivé et tout a changé. Dès son arrivée, il a dit: 'Désolé, je désire proposer un autre football. Je veux des joueurs rapides, petits, véloces.' J'ai bien essayé de me battre pour ma place. Mais à la fin de la saison, il m'a dit qu'il valait mieux que je cherche ailleurs et qu'il ne me retiendrait pas." 

Il faut dire que cet élément "petit, rapide et véloce", Klopp le possède déjà en la personne de Firmino. Arrivé en même temps que le Belge, c'est bien le Brésilien qui servira de pointe centrale dans le 4-3-3 énergique de l'Allemand. Des bobos, le banc, des galères: au final, Benteke sortira de cette pige à Liverpool avec un bilan de dix buts et six passes décisives en quarante-deux rencontres. Pas un total atroce vu les circonstances, mais trop peu eu égard à son prix et les attentes placées en lui. 


Pourtant, trois ans après son départ, l'international affirme qu'il ne ferait pas tache au milieu du trio offensif Mohamed Salah - Roberto Firmino - Sadio Mané. "C'est facile à dire, car maintenant, je suis à Crystal Palace et eux à Liverpool, mais quand vous vous entraînez tous les jours avec les mêmes joueurs et que le coach a confiance en vous, c'est plus simple", explique-t-il, toujours à SportBible"On va dire que je me cherche des excuses, mais tout le monde sait que le club passait par une phase de transition quand j'y évoluais. Si on compare l'équipe qui existait à mon époque et celle d'aujourd'hui, on constate qu'il ne reste que trois ou quatre gars sur les onze."

Aujourd'hui, c'est Selhurst Park qui sert de terrain de jeu à Big Ben. Passée une première saison à dix-sept caramels ("Je marquais beaucoup car Alan Pardew me voulait vraiment"), l'avant n'a ensuite planté que quatre petits buts en deux saisons complètes, et n'a toujours pas trouvé la faille en 2019/2020. 

Mais selon lui, ses missions sont différentes dans le foot très défensif de Roy Hodgson. "Si le manager me demande de jouer contre-nature, alors je vais m'exécuter et peut-être que je ne marquerai pas, mais il sera probablement content, parce que je défends et que je travaille dur", analyse-t-il. "Le public se dira que je ne suis pas efficace, et il faut évidemment prendre sa part de responsabilité, mais je ne pense pas que ça soit une question de qualité. (...) Je crois en moi, je sais que je suis bon."

Benteke conclut en indiquant qu'il ne compte pas quitter Palace en janvier. Pas sûr pourtant que ce soit le meilleur endroit pour retrouver la confiance...