Elias Cobbaut (21 ans) veut apprendre pour sa toute première chez les Diables rouges.

C’est aux côtés d’Hendrik Van Crombrugge qu’Elias Cobbaut est arrivé à Tubize. Le nouveau Diable rouge est réputé sociable mais a souhaité avoir son équipier à ses côtés pour l’introduire auprès des autres membres de l’équipe nationale. "On a juste dû faire un crochet à Anderlecht pour y chercher mes chaussures", sourit le défenseur.

Une première qui débute avec humour, comme souvent avec le Mauve, mais aussi avec sérieux quand il faut aborder ses difficultés en club et les critiques. Il n’élude d’ailleurs aucun thème autour de sa première sélection.

Sa réaction à la liste

"C’était une surprise. J’étais très fier d’en faire partie. J’ai profité les jours qui ont suivi cette annonce. J’ai reçu plein de messages mais la réaction la plus touchante a été le coup de fil de mon papy. Il n’était pas facile de se concentrer sur le match de vendredi à Zulte Waregem. Ma préparation a été perturbée. D’habitude, je fais la sieste un peu avant un match mais ce n’était pas possible. J’ai dû me ressaisir avant le match, je ne pouvais pas faire d’erreur car j’étais plus surveillé que jamais."

Anderlecht et Kompany

"Ma situation n’a pas toujours été facile à Anderlecht. Tout le monde sait que j’y ai connu des hauts et des bas. J’ai beaucoup joué ces dernières semaines. Et à un bon niveau. Le passé est le passé, je regarde désormais vers l’avant. Vincent Kompany m’a félicité. Il m’a donné un conseil : éviter que tout cela ne me monte à la tête."

Les critiques sur son niveau de jeu

"Je ne m’en préoccupe pas. Si je commence à répondre aux critiques, je vais perdre beaucoup de temps. J’écoute ma famille, mon manager et mes amis. Ils sont parfois positifs et parfois négatifs. Je profite du fait d’être ici sans me préoccuper de ce qu’on dit de moi."

Sa place dans l’axe et son pied gauche

"Actuellement, je joue dans l’axe. Je m’y sens bien et j’y joue bien. Je suis donc logiquement plus confiant à cette place. Si le sélectionneur m’a appelé, c’est qu’il me voit des qualités. Je dois lui prouver qu’il a raison de me faire confiance. Il a parlé du fait que je suis gaucher. C’est un avantage dans cette équipe."

L’Euro et du temps de jeu

"Je ne pense absolument pas à l’Euro. Ce n’est que mon premier jour chez les Diables. Je vais d’abord apprendre des autres joueurs, voir comment ils se comportent. Je suis là pour apprendre, pas pour me projeter dans l’avenir. Je me rends à peine compte que je suis ici. Je ne commence pas à penser à de potentielles minutes de jeu. Je profite de mes jours ici et laisse le sélectionneur voir à qui il offre du temps de jeu."