Le Président de la commission technique a décollé pour Belgrade avec beaucoup d'espoir

BRUXELLES A la veille du match déjà crucial contre la Serbie, Philippe Collin s'est livré dans les colonnes du Laatste Nieuws. "Un 6/6 c'est mieux qu'un 4/6. Mais il reste 8 rencontres. On en a deux face à nous qui s'annoncent difficiles, surtout la première", a-t-il déclaré.

Le déplacement à Belgrade sera en effet compliqué, surtout après les forfaits conjugués de Romelu Lukaku et Marouane Fellaini (Vincent Kompany devrait lui tenir sa place en défense). Collin revient notamment sur l'excellent bilan serbe de ces derniers mois. "Avec un match nul en Serbie je serais content. Sur ses 15 derniers matches à domicile, la Serbie n'a concédé qu'une seule défaite." Dit comme ça, en effet...

"Les Serbes devraient avoir plus peur des Diables que le contraire"

Mais le boss de la commission technique ne part pas battu d'avance. "J'espère un bon résultat. Si on perd, ce ne sera certes pas bon, mais ce ne sera pas fini pour autant. (...) Il y aura encore des duels contre les Serbes et les Croates. Et là, ce sera la guerre." Et Collin d'enchaîner sur la qualité du noyau des Diables. "Nous avons un groupe très compétitif, notre objectif c'est la première place. (...) Les Serbes devraient avoir plus peur des Diables que le contraire."

Des Serbes qui n'auront pas à se mesurer à Romelu Lukaku, blessé à la cheville avec West Bromwich ce week-end. "Un très bon Lukaku va nous manquer mais j'ai confiance en Christian Benteke. Il a prouvé qu'il savait conserver le ballon. Il possède également un excellent jeu de tête. Il manque peut-être d'explosivité, mais il a la puissance." Il ne tarit pas d'éloges non plus sur Courtois et Mignolet.


Un Wilmots de premier choix

"Le premier choix était un belge, d'où le fait de voir Marc Wilmots à la tête du groupe. Après les rencontres contre le Monténégro et l'Angleterre, on a senti les joueurs derrière lui", enchaîne Collin.

"Le message des joueurs était clair: ils ne voulaient plus d'un entraîneur qui ne preste que 6 mois de contrat." Après les mésaventures Advocaat, et Leekens ainsi que l'intérim de Vercauteren, on peut comprendre que nos footeux aient eu envie de plus de stabilité.

Même en cas d'échec contre la Serbie ce vendredi, Wilmots n'est pas menacé. "Il a toute ma confiance, même en cas de défaite. Il m'a étonné positivement lors des rencontres précédentes, il peut le faire, il connait son métier, il est très fort psychologiquement. Nous pouvons également faire confiance Lieven Maesschalck (NDLR: le kiné des Diables) qui sait comment donner confiance aux joueurs."

La grinta de Wilmots, la clé du succès des Diables ?