Même si Marc Wilmots a reporté au mois de janvier les pourparlers concernant son nouveau contrat, la Fédération ne panique pas.

Philippe Collin, quand allez-vous vous mettre autour de la table avec Marc Wilmots ?

“Entre décembre et février. On va faire cela à notre aise, en toute sérénité, pour trouver une bonne solution. Je ne m’inquiète pas, mais on ne sait jamais dans la vie.”

Des grands clubs européens doivent lui faire les yeux doux, après un bilan pareil.

“Nous aussi, nous lui faisons les yeux doux (rires). Je ne suis pas dans sa tête, mais il a la fibre belge, il aime les résultats, il va tenir compte de son groupe. Et je ne crois pas que c’est un gars hyper vénal, il ne pense pas qu’à l’argent. D’ailleurs, Kevin Mirallas a crié dans l’avion lors du vol retour : ‘Tu dois rester, tu dois rester, tu dois rester. Et si c’est une question d’argent, on s’arrangera.’(Rires)

Son nouveau contrat, ira-t-il jusqu’au prochain tournoi – l’Euro en France – ou voulez-vous travailler à plus long terme ?

“Cela dépend des discussions.”

Peut-il encore hausser le niveau de jeu de ce groupe ?

“Tu ne peux pas dire ce qui va se passer à une Coupe du Monde. Quelques blessures peuvent tout changer. Mais il y a un potentiel qui ne va faire que grandir. Ces garçons n’ont pas encore l’expérience de tournoi. Cela ne va faire que monter.”

Après la victoire en Croatie, il vous a remercié pour lui avoir fait confiance.

“Cela m’a touché. Il est attentif à beaucoup de détails, et c’est apprécié par ses joueurs. Pour moi, ce n’était pas un choix facile à faire. Il avait un manque d’expérience au plus haut niveau. Dans ses deux matches amicaux – contre le Montenegro et l’Angleterre – j’ai senti que les joueurs étaient derrière lui, qu’il avait une autre attitude en tant que T1 que comme T2 et que tactiquement, il était plus fort qu’on ne le pensait.”

Si jamais Marc devait dire non, quelle serait l’alternative ?

“Le fils de Marc… (Rires.)