Collin défend le choix de Simons et parie sur l’éclosion de Massimo Bruno

BRUXELLES S’il refuse de jouer les sélectionneurs, Philippe Collin ferait pâlir le C. V. de certains entraîneurs. Avec 5.000 matches vus en live et 7.000 autres sur un écran télé, l’homme fort du football belge n’est pas innocemment sondé par Marc Wilmots sur certains dossiers.

Eden Hazard : “Je pense que pour l’aider, il faut le placer au sein d’un entrejeu renforcé. Il a la technique, l’explosivité et le sens du but. À un moment, cela va marcher, c’est inévitable. Mais je fais confiance à Marc pour parfois lui mettre un coup de pied au cul. Je vois qu’il fait des efforts défensivement. L’apprentissage est lent mais constant. Si Messi travaille pour l’équipe, il n’y a aucune raison que lui ne puisse pas y arriver.”

Le back droit : “Cela reste le gros point d’interrogation. Je pense que Marc sera obligé de privilégier l’homme en forme à cette position. Pas besoin d’un nom.”

Lukaku ou Benteke  : “On est parti pour un duel entre les deux. Quand on pense qu’il y a un an, on n’avait pas de centre-avant. On était obligé de prendre le joueur pour qui cela marchait. C’est terminé.”

Les révélations : “Je pense à Chadli et à Mertens. Il y a un ou deux ans, personne ne les connaissait et ne les croyait capables d’émerger. Pour les Witsel et Cie, on savait qu’il suffisait de patienter, mais les deux autres m’ont surpris. Et dans deux ans, vous verrez peut-être Massimo Bruno débarquer.”

Timmy Simons : “Certains se posent des questions à son sujet, mais il fermera la boutique quand il le faudra. Et puis, en dehors du terrain, c’est un véritable Monsieur à l’instar de Jean-François Gillet. C’est le sommet, humainement parlant.”

Maturité : “Normalement, ce groupe devrait être au top pour Rio si l’on tient compte de la moyenne d’âge. Mais quelqu’un comme Lukaku a fait sa crise de croissance très jeune et a grandi beaucoup plus tôt. On devrait être en avance sur l’échéance de Rio.”



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