Dans cet entretien, on apprend notamment que le gardien révélé à Genk a embauché un cuisinier et un attaché de presse personnels, ainsi qu'un coach sportif durant le premier confinement. Ce qui a pu l'aider à retrouver son meilleur niveau en 2020, après une année 2019 difficile, même s'il continue de croire que le plus important est "la confiance en soi. Il faut croire en ses capacités. Et j'ai aussi toujours pu compter sur le soutien de Zidane et Martinez."

Mais le passage de cette interview qui fera le plus parler est incontestablement celui sur la façon dont les stars du sport belge sont mises en avant. Après avoir donné des détails sur son amour des sports américains, Courtois précise ceci: "Je voudrais donner un avis honnête et ne surtout pas passer pour une victime: j'ai passé trois années fantastiques à l'Atlético et reçu des éloges de toute la Belgique. J'ai été élu sportif de l'année, ce qui me semblait juste. Mais quelques années plus tard, j'ai l'impression que ce que je fais est devenu normal. Comme si continuer à jouer à un niveau élevé dans le plus grand club du monde n'est plus un mérite. Je comprends que Romelu ait reçu le trophée de meilleur belge à l'étranger lors de la cérémonie du Soulier d'or, il le méritait. Mais que je ne sois même pas nominé pour le sportif de l'année alors que d'autres footballeurs l'étaient, j'ai trouvé ça risible. Même si au final, cela ne change rien puisque Van Aert méritait entièrement ce prix. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis plus apprécié en Espagne ou même ailleurs qu'en Belgique." 
 
Et le Limbourgeois de conclure: "La Belgique pourrait mieux traiter ses icônes sportives. Les réseaux sociaux jouent aussi un mauvais rôle. Il suffit d'une vingtaine de comptes Twitter anonymes qui vous insultent pour que certains journalistes suivent le mouvement. Heureusement, mon entourage proche est toujours présent, y compris dans les mauvais moments."